LE CAPITALISME, C’EST LA GUERRE ! GUERRE AU CAPITALISME !

En fait la soi-disante guerre contre le terrorisme n’est qu’un prétexte pour les dirigeants

politiques, militaires et financiers afin de justifier une guerre capitaliste contre les pauvres et les travailleurs/ses du monde entier. Les compagnies pétrolières et les fabricants d’armes capitalisent sur lafaim et la mort des irakien-ne-s comme ils le font en Afghanistan, en Colombie, aux Philippines et dans plusieurs autres coins ou des gens résistent au capitalisme

Il ne servira à rien de demander et de supplier les autorités politiques de suspendre la guerre car nous savons aussi bien qu’eux que la paix et la justice du capitalisme et de l’étatisme sont basés sur la misère et la mort. Cette guerre, et toutes les guerres nationalistes futiles du futur, ne seront jamais évités en faisant appel a ceux qui nous dirigent. Seulement quand nous, dont  le travail seul produit la richesse, nous débarrasserons de tous ces despotes meurtriers, pourrons vivre dans la paix et la liberté, ce qui est le droit de tous et toutes. En ce qui concerne l’Irak, une fois de plus, des populations civiles vont subir les conséquences des actes guerriers d’une poignée de “décideurs”.……………………………

Le conflit irakien apparaît comme l’intensification d’une guerre constante et internationale menée par les grandes puissances et les multinationales pour le contrôle des ressources naturelles et le pouvoir politique. Lutter pour la paix, la fin de l’embargo, et la fin du régime dictatorial nous semble donc indissociable d’une lutte globale pour l’autodétermination et l’autogestion des populations. Dans ce contexte se poser la question de savoir si la guerre va avoir lieu est un non-sens. Elle se déroule déjà depuis un bon moment. Ce qui est en jeu maintenant, c’est la forme qu’elle va prendre pour franchir un nouveau stade de la conquête du monde par les Etats-Unis soutenus par les autres puissances occidentales.

On peut cependant s’étonner de l’attention portée à l’Irak, alors que les états occidentaux soutiennent régulièrement les régimes dictatoriaux quand cela sert leurs intérêts. Ainsi, les armes recherchées ont été vendues gracieusement à l’Irak lors du conflit avec l’Iran par ces mêmes pays, et ont servi à l’occasion pour se débarrasser des kurdes et autres opposants.

Par conséquent les excuses vides pour justifier cette guerre sont indéfendables. Le régime tyrannique en Irak, une misère pour ses citoyenNEs et une menace pour ses voisins, n’est pour les puissances occidentales qu’une opportunité d’introduire une présence militaire dans un point économiquement et géographiquement stratégique sur l’échiquier global. Pendant qu’ils démonisent un tyran en Irak, ils supportent des monarchies et des dictatures à travers le monde. Ils feraient la guerre en Irak non pas parce qu’ils doivent mais parce qu’ils peuvent——————————————————————————————–
Pourtant il ne s’agit pas tout simplement d’une guerre entre le peuple américain et les peuples du reste du monde. C’est le capitalisme, une guerre contre les pauvres. Les investisseurs des compagnies pétrolières américaines auront de nouveaux pipelines en Afghanistan et un accès accru au pétrole irakien. Les fabricants d’armes auront de nouveaux contrats et les politiciens américains auront une excuse pour augmenter leur pouvoir. Pendant ce temps là, les pauvres et les salarié-e-s d’Amérique ne s’en tireront définitivement pas mieux. Nous continuons de vivre dans un monde de chômage et de salaire minimum, de racisme et de harcèlement, de surveillance et de prison, de loyers impossible et d’éviction – un monde qui n’est pas construit pour nous mais sur nous.

Il est donc nécessaire de se rendre compte que les élites des USA et de l’Irak, personnifiées par George Bush et Saddam Hussein, conduisent leurs pays ainsi que la plupart du monde, dans une confrontation désastreuse. Le coût de cet confrontation de puissances va être payé, en sueur et en sang, par des millions de personnes à travers le globe pour remplir les coffres des sultans de l’industrie, leurs  exécutants de l’Etat ainsi que les officiers de la guerre.

D’un côté le chômage, les petits salaires, le manque d’éducation et le manque de
logement dans les pays occidentaux de l’autre la famine et la guerre continuelle en Irak. Notre souffrance mutuelle est la pour le bénéfice de l’élite et les Etats qu’elle contrôlent. Les impôts des travailleurs occidentaux financent l’armée qui va garantir le contrôle de pétrole pas cher pour l’industrie et les profits de ses propriétaires.

Pas de guerre entre les nations, pas de paix entre classes !

Le pétrole pour lequel on tue empoisonne la terre. Au lieu de développer des formes d’énergie renouvelables et gérer les ressources pour le bénéfice de toute l’humanité, l’énergie la plus facilement contrôlable est extraite et mise en marché pour le profit des puissants. Ces guerres de pétrole ne sont pas seulement des guerres contre l’humanité mais contre la terre elle- même.…………………………
La présente crise économique de surproduction, d’esclavage salarial et la spéculation effrénée dans le marché financier ne peuvent pas être résolues par la destruction gloutonne de la guerre. La guerre va seulement augmenter les misères de nous qui devons payer pour les plaisirs de ceux qui exploitent le monde pour leurs propres désirs. Les citoyens du monde entier doivent dire non à Iraknophobie et dire oui a la liberté ! Non aux guerres contre nos amis citoyens et oui à la guerre contre les patrons et les Etats. La guerre va seulement s’arrêter avec la fin du capitalisme et du nationalisme. Non a la guerre contre nos amis travailleurs et oui a la guerre contre toutes les élites dirigeantes internationales ! Pas de guerre entre les nations, pas de paix entre les classes.

L’ennemi principal est dans notre propre pays !

Travailleurs salariés ou chômeurs de France, Belgique, Allemagne, Luxembourg, notre ennemi n’est pas dans les usines d’Irak. Ce ne sont pas des ouvriers ou des paysans irakiens qui nous imposent les licenciements, la flexibilité, la privatisation des services publics, les bas salaires ou les remises en cause de nos retraites. Nos ennemis, ceux contre qui nous devons lutter, c’est le patronat et les gouvernements successifs à son service. D’ailleurs, les chefs d’Etats, dictateurs et barons de l’industrie qui profitent des guerres, les dirigeants d’états-majors et les médias qui nous abreuvent de chants guerriers (au nom de « la patrie », du « nouvel ordre mondial », de « la croisade anti-terroriste », de « la guerre humanitaire » ou du « djihad ») ne crèvent jamais des guerres. Ce sont toujours les classes populaires, de tous les pays, qui paient le prix de la barbarie des dirigeants.  Ces mêmes bellicistes peuvent d’ailleurs oublier leurs conflits en cas de soulèvement populaire. ………

Bush, Chirac, Poutine, Ben Laden, Sharon, Tony Blair, Saddam Hussein, etc. font bien tous partie d’une même clique, celle des gestionnaires du capitalisme. Ils tentent de nous embrigader dans des guerres qui ne sont pas les nôtres. ……………………………………………………………………………………..
En Irak comme ailleurs, ce sont leurs guerres, des conflits pour leurs intérêts et ceux de l’oligarchie, tandis que nous, travailleurs de tous les pays, nous subissons partout la même exploitation capitaliste

Contre la guerre, refusons la paix sociale !

Pour ces raisons, nous refusons cette guerre, comme toutes les guerres, et affirmons notre soutien et solidarité à la population irakienne, victime de ce conflit. …………………………..
Nous constatons que le processus de guerre ne pourra être enrayé que par la multiplication des actions directes et de désobéissance. Lutter efficacement contre la guerre, c’est aussi remettre en question la société qui l’entretient, celle-ci étant basée sur le profit et le pouvoir. De nombreuses pistes restent à explorer; par exemple, une remise en cause quotidienne de notre dépendance envers le pétrole, dont les conséquences humaines et écologiques sont désastreuses…

Luttons, oui, mais pour nos propres intérêts : contre les licenciements, contre la misère, contre la remise en cause de nos acquis sociaux, et au delà contre ce système capitaliste qui n’offre à l’humanité que la guerre, le chaos et la misère !

Fédération Anarchiste (FA)

http://kiss.to/anarchy federationa@hotmail.com

ni dieu ni maître

Filed under: PapierQueesch,Queesch Nr. 3 — Tags: — Queesch - March 13, 2003 3:37 pm

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Anarchismus und Utopie

Anarchismus und Utopie

Entgegen der landläufigen Vorstellung ist Anarchismus keine Utopie, und wir wollen gegen ein solches Verständnis libertärer Politik einige Klarstellungen machen, wie auch gegen den allgemein undifferenzierten Gebrauch des Utopiekonzeptes/Begriffes. Warum, wollen wir im folgenden erklären.

Der Begriff Utopie wird heute meist benutzt, um auf abwertende Weise die Vorstellung einer Welt (genauer : einer sozialen Ordnung) zu bezeichnen, die als unrealisierbar, naiv, und deswegen mitunter gefährlich erscheint. Den im Grunde gleichen Utopiebegriff benutzen diejenigen , die darauf antworten, die Utopie sei sehr wohl möglich und realisierbar. In diesem Verständnis ist das Unreelle an der Utopie die Schwäche, das mehr oder weniger Realisierbare die mehr oder weniger große Stärke.

Für uns ist es umgedreht. Der Sinn der Utopie (griechisch, übersetzt : nicht-Ort) liegt gerade in ihrem Irrealen, und dem Spannungsfeld das zwischen dieser und der positiven Realität entsteht, nicht aber primär in der beschriebenen Endrealität der Utopie. Denn allen Utopien ist gemeinsam, daß sie die Vorstellung einer ahistorischen und von Widersprüchen freien Gesellschaft pflegen. Die Utopie will sich selber als Ende der Geschichte. Von der namensgebenden Insel „Utopia“ des Thomas Morus im 16 Jahrhundert über Campanellas Sonnenstaat bis hin zur marxistisch-leninistischen Planwirtschaft (die sich von den andern nur insofern unterscheidet, als sie vor allem von einer zwangsläufigen baldigen Realisierung ausgeht, und das „wissenschaftlich“ nennt) ist der Utopie dieser statische endgültige Charakter gemein.

Diese Vorstellung der perfekten Gesellschaft diente am Anfang vor allem der Kritik der Bestehenden. Im Laufe der Geschichte jedoch verzeitlichte sich die Utopie, aus der geheimnisvollen Insel wurde ein in die Zukunft projiziertes Hier, und mit zunehmendem Fortschrittsglauben wurde die Utopie von einer Negation des Bestehenden zu einer Prognose des Zukünftigen.

Dies ist gefährlich. Nicht daß wir keine Wünsche, Vorstellungen, Verbesserungsvorschläge usw. für die Zukunft hätten. Aber die meisten Utopien weisen in ihren Schilderungen totalitäre Merkmale auf, wie etwa daß Erziehung, Kunst, Wissenschaft usw. der Utopie zu dienen hätten und daß die soziale Organisation und Symetrie der Freude größter Quell sind. Das ist kein Wunder, den wie anders soll eine perfekte (oder vielmehr : sich selbst als vermeintlich perfekt ansehende) Gesellschaft erhalten werden. Utopien sind so meist zutiefst antiindividualistisch. Durch die Hervorhebung des gesamtsozial gesetzten Guten, die Identität von Individuum und Gesellschaft, und die Organisierung des Lebens in Gruppen, Zellen usw. , ist zumindestens die Gefahr gegeben, das jenes entsteht was die Soziologie „totale Institution“ nennt, und was sich durchaus in manchen Utopieschilderungen finden läßt. (Darunter wird verstanden eine Institution, in der das Individuum völlig aufgeht bez. aufgehen muß, das keine andere sozialen Kreise/Identitäten neben sich duldet und den letzten Rest individuellen Rückzugsraum auffrißt) . So müßte auch eine „anarchistische“ Gesellschaft alle ihre Mitglieder und Kinder anarchistisch normieren, was ein Widerspruch in sich ist. Das andere, daß alle Menschen von sich aus (oder etwa sogar kraft unsere idealistischen Ausstrahlung) AnarchistInnen werden und bleiben, ist aber ebenso eine Illusion, auf jeden Fall für die überblickbare Zukunft.

Denn wenn es etwas gibt, was wir gelernt haben von Proudhon und Marx (den Antisemitismus von ersterem und den ganzen teleologischen Unsinn vom zweiten haben wir glücklicherweise überwunden), dann das Denken in Antinomien, Widersprüchen.

Anarchismus bezieht sich auf das hier&jetzt. Wir beziehen die Gründe für unseren Kampf aus der schlechten Wirklichkeit, nicht nur aus unseren Idealen. Wir suchen die Mittel zur – und Ziele der – Veränderung der Realität in ihr selbst, und nicht in einer Utopie. Keine perfekte Welt, sondern eine freiere !!

Wer Utopien antizipieren will, realisieren will, begibt sich auf gefährliches Terrain. Denn die Utopie findet ihren Sinn in der Kritik dessen, was ist, und in einer idealtypischen Darstellung von wünschenswerter Zukunft, aus der Inspirationen gezogen werden können.

Nicht aber im Kult eines widerspruchsfreien „aufgelösten Rätsel der Geschichte“ (als solches umschrieb der junge Marx den Kommunismus), das sich angeblich realisieren läßt.

Wer zulange einem allzukruden Idealismus und Utopismus nachhängt, ist mit 50 Jahren entweder Diktator oder enttäuschter Alkoholiker.

Darum , lieber heute noch AnarchistIn werden, und deine eigene Geschichte selbst schreiben statt an ihrer gesamtsozialen Aufhebung zu basteln !

Filed under: PapierQueesch,Queesch Nr. 2 — Tags: — Queesch - October 8, 2002 3:03 pm

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