Editorial: Queesch*, not dead!

No enger Summerpaus brenge mir ierch eng fresch Queesch…

Après une pause auto-réflective d’été, cette Queesch marque l’entrée dans une nouvelle phase, dans toute continuité. Le collectif Queesch s’est

transformé, tout en gardant ses racines. Les fondateurs se sont

investis dans de nouvelles aventures, tout en gardant le contact, et de nouveaux éditeurs se sont trouvés. Avec cette réémersion, la Queesch démontre que le concept de plate-forme rédactionnelle ouverte et coopérative

fonctionne réellement. Rassembler de nouvelles personnes jeunes et moins

jeunes est et sera l’objectif à moyen terme de la Queesch. Elle se voit aujourd’hui comme toujours comme l’organe vocal d’une jeunesse critique face

au système dans lequel on veut l’intégrer. C’est pour cela que nous

voulons t’inviter ici à rejoindre le collectif Queesch, de nous faire parvenir ton

point de vue, c’est lui qui nous intéresse. Nous t’invitons à t’impliquer dans la création même de la Queesch, qui est aussi bien un projet philosophique que artistique. Souvent, quand on est jeune, il est difficile d’exprimer ses sentiments par des mots. Quel est ton monde? Comment vois tu le Monde? Sans nous faire sujets de quiconque, nous voulons rester subjectifs, car l’objectivité

n’existe pas. Nous sommes des personnes, pas des marchandises, ni des

idéologies. Le sujet du dossier de cette Queesch #19 est vaste et complexe, et peut-être c’est une des raisons qui ont fait qu’elle a eu besoin d’une période de gestation plus importante. Les Amériques donc, au macroscope. Bonne lecture!

Nicolas, pour le collectif Queesch

Filed under: Queesch Nr. 19 — Queesch - 1 January 2009 13:42

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Écureuil

Écureuil: Depuis ici, je vois les couronnes des autres arbres
automnales multicolores, le croissant de lune, les étoiles – notre
forêt, les chemins morts illuminés par les animaux bizarres qui
traversent la forêt en ronflant, les collines et prés au bord de la
forêt, et…tiens ! je vois un grande masse noire en train de creuser
la terre. Le plus elle creuse le plus elle devient noire !
Cerf : Tu a entendu ça, Ecureuil ?
Ecureuil : Oui ! J’entends ! c’est un vacarme !!!
Une truie sauvage passe devant eux en bougeant tout au tour, forte
et décisive comme une planeuse. Pour quelques instants elle lève
son nez du sol et regarda le Cerf et L’écureuil. La sanglière sourit
amicalement et dit « Ecoutez ! ».
Elle continue a creuser, et du trou sortent des vers de terre, des
insectes, des coléoptères, des larves, des équipes de fourmis tous
en jouant une mélodie chuchotant de vie. Creusant des chemins,
palpitant les éléments, semblant jamais se reposer,
indécouragables.
« Ils sont là! » dit le sanglier en émettant un cri de joie.
Elle continue son chemin en creusant, en laissant sortie l’écho du
son de la croissance sans arrêt de plants et de tubercules, qui
stockent les éléments dans leurs réseaux racinaires interminés.
L’écho des voix des vers de terre, des coléoptères cerf, ceux que
personne écoute, des chants que personne n’entend, les
conversations des petits mammifères et des taupes, qui ne voient
rien mais entendent tout.
Elle creuse, détruit, fouille, mélange, libère et fait émerger ; elle
ouvre des chemins en montrant le coeur de la terre et de ses
habitants, en laissant sortir leurs rythmes, leurs mélodies, leurs
cris et leurs silences. Elle ouvre des chemins, en creusant le sien,
et en cherchant les trésors de la terre, des truffes et les patates.
Cerf : Tu a écouté ÇA, écureuil ?
Ecureuil : oui ! J’entends ! c’est un vacarme…merveilleux !
par María et Nicolas
*Le début sur myspace.com/rosatraweeschelchen. Bientôt la traduction.

Écureuil: Depuis ici, je vois les couronnes des autres arbres automnales multicolores, le croissant de lune, les étoiles – notre forêt, les chemins morts illuminés par les animaux bizarres qui traversent la forêt en ronflant, les collines et prés au bord de la forêt, et…tiens ! je vois un grande masse noire en train de creuser la terre. Le plus elle creuse le plus elle devient noire !

Cerf : Tu a entendu ça, Ecureuil ?

Ecureuil : Oui ! J’entends ! c’est un vacarme !!!

Une truie sauvage passe devant eux en bougeant tout au tour, forte et décisive comme une planeuse. Pour quelques instants elle lève son nez du sol et regarda le Cerf et L’écureuil. La sanglière sourit amicalement et dit « Ecoutez ! ». Elle continue a creuser, et du trou sortent des vers de terre, des insectes, des coléoptères, des larves, des équipes de fourmis tous en jouant une mélodie chuchotant de vie. Creusant des chemins, palpitant les éléments, semblant jamais se reposer, indécouragables. « Ils sont là! » dit le sanglier en émettant un cri de joie. Elle continue son chemin en creusant, en laissant sortie l’écho du son de la croissance sans arrêt de plants et de tubercules, qui stockent les éléments dans leurs réseaux racinaires interminés. L’écho des voix des vers de terre, des coléoptères cerf, ceux que personne écoute, des chants que personne n’entend, les conversations des petits mammifères et des taupes, qui ne voient rien mais entendent tout. Elle creuse, détruit, fouille, mélange, libère et fait émerger ; elle ouvre des chemins en montrant le coeur de la terre et de ses habitants, en laissant sortir leurs rythmes, leurs mélodies, leurs cris et leurs silences. Elle ouvre des chemins, en creusant le sien, et en cherchant les trésors de la terre, des truffes et les patates.

Cerf : Tu a écouté ÇA, écureuil ?

Ecureuil : oui ! J’entends ! c’est un vacarme…merveilleux !

par María et Nicolas

*Le début sur myspace.com/rosatraweeschelchen. Bientôt la traduction.

Filed under: Environment,Queesch Nr. 19 — Queesch - 12:48

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Bericht uber die aktuelle Repression in Osterreich

Dies ist ein Bericht über die zur Zeit in Untersuchungshaft sitzenden Tierrechts/- TierschutzaktivistInnen aus Österreich.

Über die Repression der Staatsmacht :

Auflistung der Gefangenen:

Christian Justizanstalt Wiener Neustadt Christoph Justizanstalt Wiener Neustadt Elmar Justizanstalt Eisenstadt Felix Justizanstalt Eisenstadt Jan Justizanstalt Josefstadt Jürgen Justizanstalt Wiener Neustadt Kevin Justizanstalt Wiener Neustadt Leo Justizanstalt Josefstadt Martin Justizanstalt Josefstadt Sabine Justizanstalt Josefstadt

Die Staatsanwaltschaft Wiener Neustadt veranlasste am 21.Mai 2008 mehrere Haus – sowie Bürodurchsuchungen in Österreich. Als Vorwand für das Eindringen in die Privatsphäre sowie das Legitimieren des Wegsperrens von 10 GenossInnen wird der Anti-Terror Gesetzesparagraph 278a genannt.

Der Paragraph 278a ist gleich zu setzen mit den § 129a & 129b in Deutschland. Diese Paragraphen beinhalten die Bildung einer kriminellen oder terroristischen Vereinigung. Diese Paragraphen werden gezielt dazu genutzt politisch aktive Menschen zu kriminalisieren, auf breiter Ebene gegen sie zu ermitteln, zu bespitzeln und sie einzuschüchtern. Am 21. Mai wurden in der Früh die Privatwohnungen der derzeitig inhaftierten 10 Personen durchsucht durch die Spezialeinheiten „Cobra“ und „WEGA“. Diese Spezialeinsatzkommandos treten meist schwarz vermummt und bewaffnet auf. Die Beschuldigten wurden morgens aus ihren Betten gerissen und mussten sich zum Teil in Unterwäsche und in Handschellen das Durchsuchen ihrer Wohnung vom Hausflur aus anschaue. Somit wurden sie auch ihren NachbarInnen in einer ausgelieferten Position vorgeführt. Es wurde von Seiten der Polizei sehr rabiat vorgegangen. So trat z.B. bei einer der Durchsuchungen die Situation ein, dass ein Polizeibeamter den Hund (also Mitbewohner) des Festgenommenen mit einer Schusswaffe bedrohte und als Drecksköter beschimpfte. Diese Handlung wurde als erpresserische Situation auf den Beschuldigten ausgeführt, damit dieser sich ruhig verhalte. Mehrere Haustüren wurden beim Eindringen in die Wohnungen eingetreten und ein erheblicher Sachschaden sowie allgemeine Verwüstung durch die Durchsuchungen verursacht. Zwei der betroffenen Personen, die sich vor Ort weigerten eine Speichelprobe abzugeben wurden durch einen Abstrich am Nacken übergangen.

Alle 10 Personen wurden nach deren Hausdurchsuchungen festgenommen.

Etliche Computers, Handys, Telefone sowie einiges an Privatmaterial (von den PolizeibeamtInnen sogenanntes „Beweismaterial“) wurden beschlagnahmt, da diese Gegenstände als verdächtig gelten, da mehrere der Festgenommenen Internet- sowie Kommunikationsverschlüsselungsprogramme wie z.B. PGP und GnuPG benutzt haben.

Am 23. Mai wurden die ersten 6 Festgenommenen in Untersuchungshaft gesteckt. Die anderen 4 folgten am 24. Mai. Die Untersuchungshaft Begründungen sind Verdunkelungsgefahr sowie Tatbegehungsgefahr. (Verdunkelungsgefahr = beschlagnahmen von Beweismaterial) Da die Verdunkelungsgefahr allerdings nur zwei Monate lang Grund für die Verhängung der U-Haft sein kann, fiel diese am 21. Juli weg. Mit dem Haftgrund der Tatbegehungsgefahr – im Übrigen damit begründet dass Betroffene seit Jahren in der Tierrechts/-schutz Szene aktiv sind und zu ihrer Überzeugung stehen – ist eine Verlängerung auf bis zu einem Jahr möglich. Am Montag, dem 7. Juli, wurde die U-Haft erneut um zwei Monate verlängert. Derzeit warten die Gefangenen auf die Ergebnisse der Untersuchungshaft-Beschwerde, die von den AnwältInnen vor einigen Wochen eingeleitet wurden. Das bedeutet, dass eine dem Wiener Neustadt übergeordnete Instanz nämlich das Oberlandesgericht Wien nach Prüfung der Aktenlage über die Rechtmäßigkeit der Verhängung der Untersuchungshaft entscheidet. Eine neuerliche Anhörung der Beschuldigten und der Verteidigung ist dabei nicht vorgesehen, die Untersuchungshaft Beschwerde ist nämlich ein rein schriftliches Verfahren. Sollte das Oberlandesgericht zum Schluss kommen, dass die Verhängung der Untersuchungshaft ungerechterweise erfolgte, so sind die zehn Betroffenen unverzüglich zu enthaften. Das Verfahren der Staatsanwaltschaft Wiener Neustadt wird zur Zeit folgend begründet: Das Verfahren richte sich nicht gegen die allgemeine Tierschutzszene, sondern spezifisch auf Individuen die sich unter Pseudonymen wie z.B. „Animal Liberation Front“ zusammen geschlossen haben, um – teilweise unter Ausnützung legaler Vereinsstrukturen- schwere Sachbeschädigung und andere strafbare Handlungen gegen Unternehmen, die mit Pelzen und anderen Tierprodukten handeln und andere Wirtschaftsbetriebe ausüben um diesen wirtschaftlich zu schaden und sie zur Änderung ihrer Geschäftsstrategie zu nötigen. In der Zeit von Anfang 2000 bis April 2008 wurden zumindest 14 Sachbeschädigungen, darunter auch Brandanschläge. 5 Buttersäureanschläge insbesondere gegen Filialen von Bekleidungshandelsketten mit einem Gesamtschaden von 600 000 Euro sowie Anschläge gegen Tierfarmen begangen. Teilweise liegen sogenannte „Bekennerschreiben“ vor. Das Landgericht Wiener Neustadt hat auf Antrag der Staatsanwaltschaft gegen 10 Beschuldigte die Untersuchungshaft verhängt, weil diese dringend der Teilnahme an diesen strafbaren Handlungen verdächtig sind. Die Beweislage der Staatsanwaltschaft Wiener Neustadt bezüglich der Akten ist mehr als dürftig. Einige der anfangs noch massiv in den Medien aufgetragenen angeblich Brandstiftungen der kriminellen Organisation finden lediglich als ein weiteres ungeklärter Anschlag ohne Verknüpfung mit den Betroffenen Erwähnung in den Akten. Die anfänglich angegebene Schadenshöhe ist medial von 800 000 auf 300 000 Euro geschrumpft und wir müssen annehmen, dass die „Überschlagsrechnung“ der Staatsanwaltschaft noch kleiner werden wird, da im Akt keine Hinweise auf die genaue Zusammensetzung dieser Summe zu finden sind. Andere – der der kriminellen Organisation zugerechnete Delikte – wie z.B. eine gefährliche Drohung über die Verbreitung vergifteter Zahnpasta- sind gänzlich verschwunden. Letzteres Beispiel verdeutlich einmal mehr die Willkür, mit der hier wahllos zusammengewürfelte und unaufgeklärte Delikte einer konstruierten kriminellen Organisation untergejubelt werden. Die anderen angeführten Delikte sind allesamt strafrechtliche Lappalien, wie z.B. der Einwurf einer Fensterscheibe oder das Sprayen von Graffitis, die in die bezirksgerichtliche Zuständigkeit fallen würden und dort vermutlich diversional d. h. außergerichtlich und somit ohne Bestrafung erledigt worden wären. Nach wie vor gibt es keine Stellungnahme der Staatsanwaltschaft wie genau die besagte kriminelle Organisation aufgebaut sein soll, damit eine Strafbarkeit nach § 278a StGB gegeben und die Untersuchungshaft auch tatsächlich gerechtfertigt wäre. Der Verdacht dass hier auf gut Glück ermittelt wurde, die Auswertung nach wie vor nichts Konkretes hervorgebracht hat und den Betroffenen ihr wahrgenommenes Recht auf Aussageverweigerung als „nicht kooperationsbereit“ vorgeworfen wird, weil sie sich z.B. nach wie vor weigern ihre Pass- und Codewörter für verschlüsselte Festplatten rauszurücken, ist nur die Spitze der Eisbergs. Fundamentale und verfassungsrechtlich geschützte Grundrechte werde ausgehöhlt und politische AktivistInnen zu VerbrecherInnen stilisiert. Langjähriger legaler Aktivismus wie z.B. Kampagnenarbeit, Teilnahme an Kundgebungen, Demonstrationen, das Verfassen von Flugblättern oder der öffentliche Auftritt bei einer Podiumsdiskussion wird nun als Indiz für angebliche strafrechtlich relevante Delikte zurechtgezogen. Die Tatsache, dass Betroffene Firmenbuchs-, Grundbuchs- oder Melderegisterauszüge von Tierhaltungsbetrieben, Konzernleitungen, Vorstandsmitglieder PressesprecherInnen zuhause rumliegen hatten, wird nun quasi als verhärteter Verdachtsmoment gegen sie ausgelegt. übersehen wird dabei dass jede NGO im Zuge einer Kampagnentätigkeit gänzlich legale Nachforschungen über Personen des öffentlichen Lebens oder Firmen anstellt, um erst mal ausfindig zu machen, wo und in welcher Form Protest sinnvoll und effektiv ist. Auch die vorgeworfene „Abschirmung gegen Strafverfolgungsmaßnahmen“ kann jedEr treffen: logischerweise verwendet mensch PGP – Verschlüsselung, Wertkartenhandys und schaltet diese auf Treffen ab bzw. lässt sie ganz zu Hause liegen- wer will schon Peilsender mit sich rumtragen!

Wir müssen nach wie vor davon ausgehen, dass massiv und unabhängig von Tierrechtsaktivismus und den betroffenen Menschen samt Politikgruppen und Umfeld – bespitzelt und überwacht wird, grossflächig vom Lauschangriff und dem neuen Sicherheitspolizeigesetz Gebrauch gemacht wird (Telefon-, Handyabhörung, Ortung, Bewegungsprofile, Auswertung öffentlicher und privater überwachungskameras, Providerabfragen, Emailscanning…) und auch Teile der Solidaritätsstrukturen rund um die Betroffenen beobachtet werden. So findet sich im Akt neben der Erklärungen und Texten der Rechtshilfe auch Ausdrucke von no-racism.org und at.indymedia.org. Es wird auch weiter damit gerechnet, dass bald Vorladungen zur Polizei und/oder Staatsanwaltschaft ins Haus flattern werden, da die Exekutive-da sie nun mal von den Leuten in Untersuchungshaft keine Auskünfte erhält – sich anderweitig Informationen zur Untermauerung ihrer Phantasien zur kriminellen Organisation erhofft. Meldet euch in diesem Fall bei der Rechtshilfe! Aussageverweigerung ist nicht nur ein fundamentales Grundrecht, sondern ein politisches Mittel zum Schutz autonomer Strukturen und Arbeit – informiert euch darüber und macht davon Gebrauch! Ein weiteres erschreckendes Element bei der derzeitigen willkürlichen Repression ist auch, dass die Staatsanwaltschaft Wiener Neustadt von einem gesamt Netzwerk redet, dabei auch die zur Zeit laufende internationale Kampagne gegen das Bekleidungsunternehmen Escada von Seiten des global network against the fur industry erwähnt wird. Auslöser für die behördlich Beobachtung ( Auszug aus Polizeiveröffentlichung) Das Themenfeld Tierschutz wird seit geraumer Zeit nicht nur vom traditionellen und anerkannten TierschützerInnen und deren Organisationen besetzt, sondern auch von Tierrechtsgruppen, die bei ihren Aktionen Rechtsbrüche, bis hin zu strafrechtlichen Handlungen, einplanen und umsetzen. Die Aufklärung von Straftaten durch Sicherheitsbehörden zielt nicht auf eine generelle Kriminalisierung der Tierschutzes ab, sondern nur darauf, strafrechtlich relevante Handlungen zu verhindern und zu verfolgen. Die militanten Tierrechtsgruppen stellen zwar innerhalb des Themenfeldes Tierschutz eine Minderheit dar, haben es aber in der Vergangenheit verstanden, immer wieder rechtskonforme Organisationen in ihrer Meinungsbildung zu beeinflussen oder für ihre Darstellung in der Öffentlichkeit zu instrumentalisieren. Dabei wird immer wieder versucht, die gegen die militanten Tierrechtsgruppen gesetzten Maßnahmen der Sicherheitsbehörden als Aktivitäten gegen den gesamten Tierschutzbereich darzustellen. Die bisher gesetzten sicherheitsbehördlichen Maßnahmen richteten sich ausschließlich gegen AktivistInnen militanter Tierrechtsgruppen, die die Durchsetzung des allgemein anerkannten Rechtsgutes Tierschutz durch die Verletzung anderer Rechtsgüter erzwingen wollten. Aufgabe der Behörden ist das Erkennen von Netzwerken und Aktivitäten auf nationaler und internationaler Ebene, die eine Gefahr für die öffentliche Sicherheit darstellen. Die Aktivitäten von Tierschutzorganisationen und anderen im Rechtsrahmen agierenden Gruppen waren zu keiner Zeit Beobachtungsgegenstand dieser sicherheitsbehördlichen Maßnahmen.*

  • Dieser Text ist auch ein direkter Hinweis auf die Verworrenheit dieses zur Zeit laufenden Prozesses. In diesem Textteil wird spezifisiert, dass allein TierrechtsaktivistInnen von der Repression betroffen sein sollen, was so aber nicht stimmt, da von den zur Zeit in Untersuchungshaft sitzenden Menschen, mehrere bekannterweise bei Tierschutzorganisationen aktive Mitglieder sind.

Beteiligt euch an Solidaritätsaktionen (Soli-Partys, Demos, Infostände, Protestkundgebungen…). Betroffen sind vereinzelte gemeint sind wir alle!

Spendengelder an: (Spendengelder werden dringend benötigt um die Prozesskosten zu finanzieren sowie den durch die PolizeibeamtInnen hervorgerufenen Schäden in den Wohnungen der Betroffenen zu begleichen) Konto / Account#: 01920013682 BLZ / Bank Code: 14 000 Empfängerin / Account owner: Grünalternative Jugend Wien Zweck / Purpose: Antirep 2008 IBAN: AT551400001920013682 BIC: BAWAATWW

Stella

Filed under: Queesch Nr. 19 — Queesch - 12:46

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La doctrine du shock

Un grand projet

Le nouveau livre de Naomi Klein, une écrivaine reconnue mais aussi souvent critiquée par le mouvement altermondialiste, est un projet énorme, résultat du travail collectif de dizaines de personnes dans plusieurs pays. Critiquée surtout à l’occasion de son premier livre, “No logo”, pour ne pas être assez rigoureuse avec les faits, Klein a mobilise cette fois autour de son nouveau livre toute une equipe de chercheurs et de personnes devant verifier des informations dans tous les pays analysés dans le livre. Jusqu’å présent, peu de voix critiques se lévent par rapport à la vérite des informations qu ils ont apportee.

Pensé au début comme un reportage et une analyse de l’Iraq ou Klein a été journaliste pendant quelques mois, le livre a grandi dans une profonde analyse des changements politiques et economiques les plus importants dans les dernières 35 années. Des changements qui ont mené à la construction d’un complexe politique-economique prédominant de nôtre temps, qu’on appelle d’habitude le néoliberalisme et que Klein, quant à elle, appelle “complexe du capitalisme de désastre”.

A l’origines de la doctrine du shock

Klein commence son analyse d une maniére très originale, mais à la fois typique de son style vivant et de sa capacité extraordinaire à construire des narratations originales tout en prenant des faits assez connus. Elle commence avec l’histoire des experiences pseudo scientifiques menées dans des institutions psychiatriques des Etats Unis dans les années 40s et 50s et financées par la CIA. Ces experiences, sourtout celles executées par docteur Cameron, plutôt que de contribuer à la science, ont permis à CIA d’obtenir des methodes de torture beaucoup plus sophistiquées qu auparavant. Des méthodes aujourd’hui utilisées par exemple à Guantànamo et dans des prisons iraquiennes.

Les experiences des années 50s ont été une “recherche” sur des êtres humains exposés a des conditions de choc extreme comme la privation sensorielle, menant a la désorientation dans le temps et l’espace et, comme résultat, à la régresion psychique dans des stades infantiles. Une version politique de ces experiences a été mené ces dérniers 35 ans à plus grande échelle dans presque tous les pays du monde, selon Klein.

Les prémières mises en oeuvre de la doctrine

Klein se concentre surtout sur la pratique d’implatantion des politiques néoliberales. Le livre est un parcour a travers des pays et des regions du monde ou des changements politiques ou des catastrophes naturelles traumatisantes ont été utilisé comme “la fenêtre d’opportunité” par des idéologues, politiciens, économistes et surtout les business liés au mouvement néoliberal. Ce mouvement, dont les fondements intelectuels ont été créés principalement par deux ideologues charismatiques, Milton Friedman et Friedrich Hayek, a été une réponse de droite bien organisée et bien financée à l’idéologie et pratique économique dominante de cette époque, le keynesianisme. Selon cette nouvelle orthodoxie, tout intervention d’état dans l’économie du marché crée seulement des “distortions” qui ne permettent pas au marché libre d’atteindre son équilibre. Cet équilibre parfait du marché, malgré le fait qu’il n’était jamais vu en dehors des laboratoires des économistes néoliberaux, dès le debut des années 80s a commencé à être utilisé comme une solution magique a tous les problèmes économiques et politiques du monde entier.

En associant le marché libre avec la liberté d’individu en general, le néoliberalisme a commencé à se concentrer sur la création des conditions favorables pour la libre circulation, accumulation et spéculation du capital. Mais pour ouvrir ces nouvelles frontières, comme les appelle Klein, pour le capital, des changements politiques profonds ont été nécessaires. Des changements qui “liberent” des gens de toute protection sociale, y compris surtout les droits des travailleurs. Vue qu’à l’époque une vaste majorité des populations n’a ressenti aucun enthousiasme pour les promesses du marché libre, il a fallu donc créer des circonstances spéciales dans lesquelles les travailleurs perdent le sentiment de leur propre intérêt.

La trame du livre commence en Amérique du Sud, le premier laboratoire des politiques néoliberales. C’est là aussi ou l’hypocrisie de Friedman et d’autres ideologues du néoliberalisme a commencé tout de suite à être très significative. Klein donne des détails de la relation de cordialité et de soutien entre Friedman, ideologue de la “liberté” et Pinochet, dictateur qui est arrivé au pouvoir par le résultat d’une machination soutenue par la CIA contre le président socialiste Allende. Dans le même temps quand Friedman faisait les éloges du marché libre au Chili puis en Argentine, des milliers des personnes, pour la plupart des travailleurs et des militants syndicalistes, ont éte torturés et assasinés. Le livre, grâce à une énorme recherche, donne des déscriptions effrayantes des systèmes de terreur élaborés par les juntas dès le début de leur arrivée au pouvoir. Pour donner un exemple, des camps de concentration en Argentine ont souvent été placés dans des endroit ou tout le monde pouvait facilement s’apercevoir de leur extistence, par exemple dans un hôpital ou dans une partie de la fabrique de Ford.

L’exportation vers les pays du centre et l-ex bloque sovietique

Après avoir été “testées” dans l’Amerique du Sud ou la force de shock a été suffisante pour que l’opposition organisée à l’époque reste faible, les politiques néoliberales et la pratique de leur mise en place ont été exportées vers des pays du centre capitaliste, comme la Grande Bretagne (ou Margaret Thatcher a utilisé la guerre néocoloniale avec l’Argentine pour entrer en guerre avec les syndicats des mineurs) et les Etats-Unis. Après l’année ’89 c’est en Europe de l’Est, en Russie et en Chine que les néoliberaux, les institutions financières influencées par eux et des elites locales ont concentré leurs efforts.

Un regard appasioné sur les faits

Même si cette histoire a été déjà assez bien décrite dans plusiers livres (1), une grande force de l’oeuvre de Klein reste dans son style personel, pasionnée et informée, elle évite une analyse pure et dure en faveur d’une narration vivante, enracinée dans des témoignages, citations rapports, etc. La véritable originalité de son livre se déploie aussi de par ses analyses des offensives néoliberales récentes, comme aux Etats-Unis le lendemain d’hurricain Katrina qui a détruit la Nouvelle Orléans, aux pays affectés par le tsunami, comme le Sri Lanka ou le service d’eau a été privatisé 4 jours après la catastrophe et, finalement, à l’Iraq.

Klein partage l’analyse de plusieurs critiques soutenant que le néoliberalisme est une doctrine qui dès le début a été implantée avec l’intention d’augmenter les profits capitalistes. Même si elle n’utilise pas le phrase “restauration du pouvoir de classe” comme le fait par exemple Harvey(2), elle donne des exemples de la corruption monstrueuse qui a accompagnée les politiques néoliberales dès le début.

Est-ce que la livre propose une alternative

La faiblesse du livre qui semble être aussi la faiblesse de l’analise politique de Klein-elle même, c’est une manque de critique du keynesianism et de l’etat du bien-être. Il n’est pas signalé dans son livre que la popularité de l’option néoliberale dans les classes moyennes des pays dévéloppés comme la Grande Bretagne a été dûe en majeure partie à la crise du capitalisme du type “keynesian” qui ne met pas fin à la logique d’accumulation du capital, la croissance économique au détriment de la nature et des regions du monde moins développées, la compétition internationale, la spéculation. Tous ces éléments, l’idéologie néoliberale les valorise aussi, mais d’une maniére plus ouverte et plus brutale pour défendre ce système.

Note: Les ressources accumulées par la recherche faite pour le livre sont disponibles sur l’addresse: http://www.naomiklein.org/shock-doctrine/resources On peut y trouver, entre autres, des rapports des Commisions de la Verité de l’Amerique du Sud, la correspondance entre Friedman et Pinochet, le manuel confidentiel pour la torture écrit pour CIA dans les années 60s, etc.

Filed under: Culture,Queesch Nr. 19 — Natalia - 12:42

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Banques de femmes

La Banque du Développement des Femmes a été crée par le Président de la Republique, Hugo Chavez Frias, le 8 Mars 2001. Maria Leon (Présidente de l’Institute National des Femmes) a presenté ce projet au Président dans l’année 1999, pour que le gouvernement considéra l’établissement d’une instance qui pourrait donner au femmes l’accès au crédit, comme un mécanisme de réduction de la pauvreté. Premièrement, on a crée la Banque du Peuple Souverain, mais ensuite, peut-être grâce d’avoir fait connaissance des éxperiences de Mohammad Yunnus et Grammen Banque de Bangladesh, le Président a pris la décision de créer cette banque. Il a designé immediatement Nora Castaneda comme directrice de la banque. Nora est une économiste qui a lutté pour les droits des femmes pendant toute sa vie. Elle a participé aussi à plusieurs luttes sociales et politiques du pays, qui lui ont permis d’avoir une perspective plus large des caractéristiques que devrait avoir cette banque. Nora s’est entourée aussi d’une équipe de gens et institutions qui, plus au moins, ont partagé la même vision. Tous ça a permis à donner à cette banque toute une série de caractéristiques et de critères qui font de cette banque une banque différente.

Les crédits sont destinés aux femmes les plus pauvres du pays, celles qui manquent des instruments necessaires pour remplir les exigences des banques commerciales. Les conditions de nôtre banque sont minimes, de sorte que les femmes qui n’ont pas de propriétés et même celles qui sont analphabètes, peuvent obtenir l’accès au crédits afin de s’insérer dans l’économie sociale, populaire et solidaire. L’autre élement qui fait de cette banque une banque différente, c’est que c’est une banque qui est investie dans la création d’une économie populaire et solidaire. C’est pour ca que nous n’accordons pas des crédits individuels, parce qu’il s’agit d’une perspective d’économie solidaire et coopérative et pas d’une vision individualiste. En plus, c’est une banque où on assiste aux femmes dans leurs communautés. Une équipe des promoteurs de la banque visite les communautés au sein desquelles ils developpent avec les femmes une série d’ateliers très simples. C’est un autre élément qui fait que la pratique de cette banque est différente. A travers ces ateliers simples on construit, à partir des connaissances que ces femme possèdent déjà, une représentaton des changements qu’on veut avoir dans le pays. On part d’une réflection sur les conditions d’être une femme pauvre, qu’est que cela signifie. Ca leur permet de réflechir sur leurs potentialités et leurs faiblesses. D’autre part, on réflechit aussi à quel type de population elles vont vendre les produits venants de leur activités économiques. Dans le même atelier les femmes sont sensibilisé aussi sur la question: pourquoi produire? Il ne s’agit pas d’une idéologie capitaliste visant à augmenter le capital, mais d’une production qui permet, bien sûr,d’ améliorer leur qualité de vie, mais qui permet aussi de couvrir les necessités de la population.

C’est une banque qui n’a pas comme but l’augmentation du capital, mais l’investissement social, et ça aussi fait d’elle une banque différente. L’investissement compris comme promotion des droits économiques, c’est à dire, le droit au travail, le droit à la participation dans la construction de ce nouvel pays, de cette nouvelle société. Le but est aussi de rendre effectif le droit à l’education, et vise à promouvoir l’incorporation de ces femmes au processus de formation à travers des missions éducatives, telles que la mission Robinson, la mission Ribas et la mission Sucre (éducation superiéure).

En parlant de notre succès, je ne veux pas faire référence seulement à nos contributions et à la stimulation de la création de cette nouvelle économie solidaire et populaire. Avec d’autres institutions publiques microfinancières, on met en place des précedents dans le dévelopment progressif de la nouvelle économie. L’autre succéss de la banque est aussi la création des réseaus populaires de nos utilisatrices. Jusqu’à ce moment-là, elles ont creés 132 réseaus populaires au niveau des municipalités. D’autre part, le succéss se manifest aussi par l’amélioration de la qualité de vie de ces femmes. Par exemple, cette anneé, le montant de crédits qui est accordés au coopératives ordinaires, est de 30 millions bolivaires (15 milles dollars). Jusqu’à aujourd’hui, nous avons formé 135 258 femmes et hommes tout en leur permettant de developper certains capacités. Nous avons creé un travaill direct et indirect pour 1 million 926 milles 30 personnes. Nous avons généré 128 402 d’emplois directs, 256 804 indirects, ce qui fait un total de 385 206 d’emplois qui sont arrivés directement et indirectement à 1 million 926 milles 30 personnes.

Le processus de transformation de la conscience est un processus de longue dureé. Essaier de mettre fin à la vision capitaliste de la production est aussi un processus lent. Cependant, les utilisatrices de la banque, peu à peu, à travers des processus de réflexion et d’évaluation qu’elles développent constamment, sont arriveés à mettre fin à la vision capitaliste jusqu’au point que maintenant, quand on leur explique les critères avec lesquels travaille la banque, elles ne font plus de résistance à l’ideé de s’organiser, soit dans une Unité Associeé Productive, soit dans une coopérative. Ainsi il y a maintenant une plus grande compréhension pour la nécessité de s’organiser, laquelle a été aussi inluencé par les discours de Chavez. Ca ne veux pas dire que la vision capitaliste ait disparu. C’est toujours la vision dominante dans notre société. Cependant, il y a une plus grande compréhension concernant l’importance de s’organiser pas seulement pour la production, mais aussi pour apporter d’autres changements necessaires à la communauté.

Filed under: Queesch Nr. 19 — Queesch - 12:39

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Venezuela : Eine Bresche im Neoliberalismus!

Mit dem Aufstieg der bolivarianischen Bewegung in Venezuela, hat sich die politische Lage in ganz Lateinamerika spürbar verändert. Nach Jahrzehnten neoliberaler Hegemonie, hat sich der Wind ganz offensichtlich gedreht. Die Fragen nach sozialer Gerechtigkeit, dem Besitz über die nationalen Bodenschätze und nach einer richtigen Demokratie, stehen wieder auf der Tagesordnung. Dieser Entwicklungsprozess ist allerdings noch nicht vollendet, sondern er steht eigentlich erst am Anfang und verspricht eine neue globale Perspektive zu eröffnen.

In Venezuela fand man alle Merkmale eines Landes der 3ten Welt. Absolute Unterentwicklung in den Provinzen, massive Arbeitslosigkeit und folglich allgegenwärtig eine informelle Überlebenswirtschaft, hohes Analphabetentum, eine ungeheure soziale Ungleichheit die sich vor allem in der Spaltung von Stadt und Provinz aber auch in der sehr ungerechten Verteilung des Landbesitzes manifestiert. Ein Durchreisender findet kaum sichtbare Unterschiede zur Realität in Guatemala, Peru oder Kolumbien. Dabei handelt es sich bei Venezuela um eines der reichsten Länder der Welt. Aufgrund seiner Erdöleinnahmen, ist es eigentlich das Saudi-Arabien Lateinamerikas.

Um die heutige Entwicklung zu begreifen, muss man einen Blick auf die vorangegangenen Verhältnisse werfen. Nach dem Ende der Diktatur von General Perez Jimenez im Jahre 1958, etablierte sich ein Zweiparteiensystem, das auf formeller parlamentarischer Demokratie beruhte, ohne allerdings die Fundamente der „alten Gesellschaft“ zu berühren oder gar zu verändern. Statt mit Repression, funktionierte das System nun mit selektiver Integration und Korruption. Vom Erdölreichtum profitierten in erster Linie die Bourgeoisie, sowie Teile der städtischen Mittelklassen und die Angestellten der Erdölindustrie. Die Mehrheit der Bevölkerung bekam nichts ab! Im Gegenteil, die allgemeine Ökonomische Entwicklung des Landes litt unter den perversen Tendenzen der „schnellen Petrodollars“. Warum auch Geld in industrielle Projekte investieren, wenn man durch Importe, gekaufte Monopole oder durch Beziehungen zum Erdölsektor das zehnfache verdienen kann?

Die Folgen des Neoliberalismus

In Venezuela kostete 1 Liter Trinkwasser mehr, als 1 Liter Benzin! Für die Mehrheit der Menschen gibt es keine Wasserleitungen oder Abwasserkanalisation! Das einstige Agrarland muss (70%) der Grundnahrungsmittel importieren! Viele Großgrundbesitzer lassen ihr Land lieber brach liegen, verkaufen weniger, aber dafür zu höheren Preisen und kontrollieren ohnehin die Märkte und somit den profitableren Verkauf von Importwaren. Auch Bildungs- und Gesundheitsdienste blieben darum für die Mehrheit der Landbevölkerung ein unerreichbarer Luxus.

Als die Regierung dann Mitte der 80er Jahre, auf Druck des Weltwährungsfonds (IWF) damit begann Neoliberale Konzepte durchzusetzen, geriet die Gesellschaft vollends aus den Fugen. Die durchgeführten Privatisierungen und Preiserhöhungen brachten drastische Einkommensverluste und eine massiven Verarmung der Bevölkerung. Galten 1985 noch 27% der Einwohner als arm und 5% als völlig Mittellos, so waren 1993 schon 33% völlig Mittellos und 2/3 der Venezolaner galten als arm! Bis 1998 sollte diese Zahl auf 80% anwachsen.

Der Aufstieg von Hugo Chavez

Der Frust über diese Politk der hemmungslosen Ausgrenzung der Mehrheit durch die gesamte politische Klasse, machte sich in wütenden Protesten Luft, die am 27.2.1989 in Caracas in einen Aufstand Hunderttausender mündete. Auf Order der Regierung konnte die Armee die Revolte um den Preis von 3000 Toten zwar niederschlagen. Aber das System hatte definitiv seine Legitimität verloren. Schon 1982 hatte Hugo Chavez mit anderen patriotischen Offizieren die Organisation MBR-200 gegründet. Obwohl der Aufstand dieser Einheiten am 3. und 4. Februar 1992 zwar scheiterte, konnte Chavez dadurch seine Ziele einer breiten Öffentlichkeit bekannt machen. Mit seinem Programm der nationalen Souveränität über die Bodenschätze, eine gerechte Verteilung dieser Reichtümer, ein wirkliches Sozialprogramm, einerpartizipative Demokratie in allen Bereichen etc. gewann er die Symphatien der Massen und ging moralisch als Sieger hervor. Bei den Präsidentschaftswahlen 1998 konnte Hugo Chavez als Kandidat der „Bewegung der Fünften Republik“ die Wahl mit 57% der Stimmen, klar gewinnen.

Zum Sozialismus des 21ten Jahrhunderts…

Natürlich ist das Patronat nicht gewillt, diese Entwicklung einfach so hin zu nehmen. Die Bourgeoisie kontrolliert immerhin die private Wirtschaft und über 90% der Medien, und versuchte von Anbeginn an durch von Oben organisierte Streiks und Aussperrungen die Chavez Regierung reif für einen Staatsstreich zu machen. Dieser Militärputsch begann am 9. April 2002 und wurde in den folgenden Tagen durch eine gewaltige und spontane Mobilisierung des Volkes vereitelt. Das von den Rechten Anfang 2004 organisierte Misstrauensreferendum schlug ebenfalls fehl. Chavez siegte mit 58% der Stimmen!

Hugo Chavez ist es gelungen, dem vorher ausgeschlossenen Teil des Volkes eine Perspektive und Stimme zu geben. Es ist ihm gelungen jene Leute zu den Wahlurnen zu bewegen, denen die Politik früher nie half, und sie darum in ihr auch kein Mittel der Gestaltung ihres Lebens sahen. Dies hat sich nun radikal geändert. „Die Armut kann man nur beseitigen, wenn man den Armen die politische Macht gibt“! Dieser Satz ist in Venezuela kein Schlagwort mehr.

Natürlich hat die bolivarianische Revolution auch in den Nachbarstaaten einen ungeheuren Impakt. In Bolivien gewann Evo Morales mit einem ähnlichen Programm die Wahlen, das gleiche vollzog sich in Ecuador. In Nicaragua stellt der FSLN nun erneut den Präsidenten. Kuba hat einen wichtigen Handelspartner und eine neue Perspektive erhalten. Gegen das ALCA-Projekt der USA eines offenen Neoliberalen Marktes hat Chavez begonnen die wirtschaftliche Kooperation Lateinamerikas (ALBA) umzusetzen. Mit einer eigenen Entwicklungsbank soll der Kontinent aus der Schuldenfalle der Industriestaaten geführt werden.

Auch auf gewerkschaftlicher Ebene findet eine Erneuerung statt. Da die Führung der CVT sich offen am Putsch gegen Chavez beteiligte und auf der Seite der reaktionären Opposition steht, haben viele Gewerkschafter diesen Verband verlassen und mit der UNT einen neuen gewerkschaftlichen Dachverband gebildet. Ihre Forderung nach einer 36-Stündigen Arbeitswoche wurde in der Verfassung festgeschrieben.

Die politischen Veränderungen gehen nun in Venezuela sehr schnell voran und niemand vermag ihre historische Dimension, ihre Auswirkungen auf Südamerika und den Rest der Welt letztlich vorauszusagen. Einen Verdienst hat sie auf jeden Fall schon errungen, nämlich die praktische Vorführung, dass eine Alternative zum Neoliberalismus auch in der heutigen Welt realistisch und machbar ist.

Alain Sertic

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Zapatisten: Ein indigenes Volk in Mexiko und sein Weg zur Autonomie

Überall auf der Welt, auf jedem Kontinent, gibt es noch heute Gemeinschaften von Ureinwohnern einer Region oder eines Landes, genannt „indigene Völker“. Man schätzt, dass es weltweit ungefähr 350 Millionen Angehörige dieser Völker gibt. Alle diese Völker haben die Gemeinsamkeit, dass sie in Form von diversen Repressalien, Gewalt, Umweltverschmutzung, Naturzerstörung sowie Ressourcen- und Landrechtskonflikten immer wieder zu Opfern massiver Menschenrechtsverletzungen werden. So ist es auch im südmexikanischen Chiapas der Fall, dem reichsten mexikanischem Bundesstaat mit der zugleich ärmsten Bevölkerung. Hier lebt das indigene Volk der Zapatisten, das sich gegen die Menschenrechtsverletzungen zur Wehr setzt.

1983 wurde in Chiapas die EZLN gegründet, die „Zapatistische Armee der Nationalen Befreiung“, zu der sich die Zapatisten zusammen schlossen. In den folgenden 10 Jahren entwickelte und wandelte sich die EZLN von einer ursprünglich marxistischen und maoistischen Befreiungsarmee zu einer indigenen Guerillaorganisation. Zentrale Forderung der EZLN, sowie der meisten Organisationen indigener Völker, ist die verbindliche und uneingeschränkte Anerkennung ihrer Menschenrechte, beginnend mit dem Recht auf Selbstbestimmung. Grund für ihre Entstehung und ihre Forderungen ist, dass die indigenen Völker Mexikos, die weder schreiben noch lesen konnten, nicht nur seit der Eroberung Mexikos durch die Spanier vor über 500 Jahren unterdrückt werden, sondern aufgrund der Verfassung von 1917 von den Bürgerrechten, sowie von den politischen Rechten ausgeschlossen wurden.

Erstmals öffentlich in Erscheinung trat die EZLN dann am 1. Januar 1994 durch einen 12tägigen bewaffneten Aufstand, bei dem sie durch ihren Sprecher Subcomandante Marcos vor allem die Autonomie der indigenen Gemeinden forderten und für deren Rechte, Entwicklung sowie Selbstbestimmung einstand. Außerdem wichtiges Ziel dieses Aufstandes war es, die Weltöffentlichkeit auf die Jahrhunderte lange Unterdrückung der indigenen Bevölkerung in Mexiko aufmerksam machen. Weitere Forderungen der EZLN waren der Rücktritt der Regierung, freie Wahlen, eine Landreform für soziale Gerechtigkeit und die Sozialisierung der mexikanischen Volkswirtschaft. Im Gegensatz zu anderen Guerillabewegungen wollen die Zapatisten nicht die Macht im Staat übernehmen, sondern erheben lediglich den Anspruch auf eine generelle Demokratisierung Mexikos. Durch die Nutzung der internationalen Medien wurde der Aufstand der Zapatisten und ihr Anliegen, auf die Probleme der indigenen Bevölkerung Mexikos aufmerksam zu machen, auf der ganzen Welt wahrgenommen.

Nach dem Aufstand 1994 und nach einer großen Gegenoffensive der mexikanischen Armee 1995 gegen die Zapatisten, wurde 1996 zwischen der EZLN und der mexikanischen Regierung das niemals umgesetzte Abkommen von San Andrés unterzeichnet. Dieses Abkommen beinhaltete die Anerkennung der Rechte und der Kultur der indigenen Bevölkerung mit erstmalig konkreten Bestimmungen zu Autonomie und sozialen Reformen in Chiapas. Tatsächlich haben seitdem reguläre Soldaten sowie paramilitärische Trupps immer wieder blutige Überfälle auf dem Territorium der Zapatisten durchgeführt, wie etwa in Acteal 1997, wo 45 Menschen, darunter Kinder und schwangere Frauen, getötet wurden. Diese Angriffe gehören zur Strategie des sogenannten “Krieges niederer Intensität”, durch welche die EZLN durch wiederholte Angriffe aufgerieben werden soll. Auch Entführung und Folter sind ständig präsent.

Da das ausgehandelte Abkommen von 1996 nie tatsächlich in Kraft trat, nahm die EZLN 2003 kurzerhand selbst die Realisierung der Vereinbarungen des Abkommens in die Hand und begann mit dem Aufbau der Autonomiestrukturen. Am 9. August 2003 wurden die seit 1995 existierenden 38 autonomen Gemeinden zu fünf regionalen Verwaltungszentren, sogenannten „Caracoles“, zusammengefasst, in denen die Regierungsausschüsse der eigenen, basisdemokratischen Regierung, ihren Sitz haben. Es wurde ein regierungsunabhängiges Gesundheits- und Bildungssystem aufgebaut, sowie Infrastrukturprojekte eingeleitet. Eine eigene Gesetzgebung, z.B. zum Schutz der Tropenwälder, ist in Arbeit.

So haben die Zapatisten weit über Chiapas hinaus eine breite Unterstützung innerhalb Mexikos, Lateinamerikas und auch der Welt erlangt. Folge des weltweiten Interesses ist die Anwesenheit freiwilliger “Friedensbeobachter”, die in den autonomen Dörfern auf eventuelle Übergriffe staatlicher Organe oder paramilitärischer Gruppen achten. Denn die Bedrohung Zapatistischer Gemeinden von Paramilitärs, Polizei und Militär ist allgegenwärtig. Friedensbeobachter können helfen, indem sie die Truppenbewegungen der Bundesarmee, Übergriffe auf die Gemeinden, Menschenrechtsverletzungen und die allgemeine Situation in den Dörfern dokumentieren und diese Informationen an die Öffentlichkeit weiterleiten. Ihre bloße Präsenz soll Übergriffe auf die Zivilbevölkerung verhindern.

Einer dieser Friedensbeobachter war Philippe Decker, der in unserem Interview von seiner Zeit bei den Zapatisten erzählt.

Selbstpräsentation Philippe Deckers:’ Derzeit bin ich Student der Soziologie und Politikwissenschaft in England, was mir durch die langen Sommerferien ermöglicht, länger zu verreisen.

Warum hast du dich entschlossen zu den Zapatisten zu gehen?’ Schon länger hat es mich nach Lateinamerika gezogen. Vor allem die politischen und sozialen Bewegungen haben ein großes Interesse in mir geweckt. Ich wollte aber nicht nur verreisen, sondern falls möglich auch selbst aktiv werden. Nach etwas Suchen bin ich dann auf die schweizer NGO ‘Peace Watch Switzerland’1 gestoßen, die Freiwillige suchen, um sie als Menschenrechtsbeobachter in Konfliktgebiete zu schicken. Dies war eigentlich genau das, was ich suchte. Meine Präsenz reichte aus, um Menschen ein ruhigeres Leben zu ermöglichen und somit war es für mich entschieden, dass ich den Weg nach Mexiko angehen würde.

Wann und wie bist du zu den Zapatisten gegangen?’ Erst nach intensivem Vorbereitungstraining in der Schweiz, was sich über zwei Wochenenden erstreckt hatte, begab ich mich auf meine Reise Richtung Mexiko. In diesem Vorbereitungstraining ist uns die Lage in dem südlichen Staat Mexikos betreffend der historischen, ökonomischen, und politischen Situation sehr nahe gebracht worden. Mögliche Konfliktsituationen wurden in Begleitung einer Psychologin in Rollenspielen nachgespielt, um vor Ort zu wissen, wie man zu handeln hat. Eine solche Vorbereitung ist Vorraussetzung, um als Menschenrechtsbeobachter in Konfliktgebiete entsendet zu werden. Ende Juni letzten Jahres befand ich mich dann im Flugzeug mit Ziel Cancun. In dem sehr touristischen Cancun verweilte ich nur kurz und begab mich schnell mit dem Bus nach San Christobal de Las Casas in Chiapas, eine Fahrt über 18 Stunden. Als ich im Morgengrauen den Staat Chiapas im bergigen Süden Mexikos erreicht hatte, merkte ich alsbald, dass was in der Luft liegt. Gleich an der Grenze liegt das Dorf Emiliano Zapata. Die Aufschrift an den Häusern machte es deutlich: „comunidad zapatista autónoma y rebelde de Emiliano Zapata“, ich bin angekommen im Gebiet der Zapatistas. In San Christobal wurde ich im Menschenrechtszentrum Fray Bartolome de Las Casas2 erwartet, einer Partnerorganisation der schweizer NGO. Im Menschenrechtszentrum begegnete ich anderen Freiwilligen, die ich bereits in der Schweiz kennengelernt hatte. Die Mitarbeiter des „Frayba2 hatten zu entscheiden, wo wir am dringendsten benötigt werden und so machten wir uns, eingeteilt in kleinen Gruppen von zwei bis drei Personen, auf den Weg.

Wie lang bist du dort geblieben?’ Ich habe zwei Einsätze geleistet. Jeweils bin ich zwei Wochen in dem gegebenen Dorf geblieben. Den Rest der drei Monate habe ich mit Reisen verbracht.

Wie bist du mit den Zapatisten in Kontakt gekommen, wie hast du sie kennengelernt? Den ersten Kontakt hatte ich mit ihnen in einem ihrer Caracol’s, wie sie den Sitz ihrer autonomen Regierung bezeichnen. Uns wurde im Menschenrechtszentrum gesagt, uns dorthin zu begeben, damit sie entscheiden, wo wir gebraucht werden. Die Entscheidung unseres Endziels ließ jedoch auf sich warten, da es wieder einmal kein Strom gab und so kein Funkkontakt mit den umliegenden Dörfer zu Stande kam. Den Strom leiten sie der Leitung ab, die zur Militärkaserne führt, was daher mit einigen Problemen verbunden ist. Die Frage, wann sie denn endlich wüssten, wohin wir sollten, wurde uns immer mit „en un ratito“ beantwortet, was soviel heisst wie „noch ein kleines Weilchen“. Ein neues Zeitgefühl wurde uns aufgezwungen und es war nächster Morgen bis wir wieder loszogen. Doch sind sie uns immer äußerst freundlich, aber auch mit einem gewissen Ernst, entgegengekommen. Beim Eintritt in den Regierungsraum hatte ich ein etwas mulmiges Gefühl, verbunden mit tiefem Respekt für diese einfachen Mais- und Kaffeebauern, die sich hier selbst organisieren und regieren. Sie musterten uns und wir übergaben ihnen das Schreiben des Menschenrechtszentrums. Damit war alles geklärt. Als wir in unserem Dorf, wo wir zwei Wochen verweilten, schließlich ankamen, wurde uns noch ausdrücklich gedankt für unser Dasein.

Wie war deine Beziehung zu den Zapatisten? In dem ersten Dorf hatten wir das Glück, direkt mit einer Familie zusammen zu wohnen. Wir konnten ihre Küche benutzen und so kamen wir ihnen sehr nahe. Die Frauen und Mädchen hatten Anfangs noch etwas Scheu vor uns, doch die wurde ihnen mit der Zeit etwas genommen. Besonders mit den Kindern waren wir sehr eng verbunden. Wir stellten eine Art Spielzeug für sie dar und so versammelten sich die Kinder des ganzen Dorfes immer um uns herum. Problematisch wurde es, wenn wir mal um etwas gebeten wurden oder unser Zeug von ihnen inspiziert wurde, von dem sie gern etwas abhaben wollten. Als neutrale Beobachter ist es einem aber verboten, einzelnen Personen zu helfen, da sie sich daran bereichern könnten oder eine Abhängigkeit von internationalen Leuten entstehen könnte. Von den Zapatisten wurde es begrüßt, dass wir da sind, da wir ihnen eine Art Schutz boten. Leider leben die Zapatisten aber nicht immer nur unter sich. So sind viele Dörfer geteilt und es leben dort einerseits Zapatisten, andererseits Angehörige des Paramilitärs. Dieses Problem hat man vor allem in größeren Städten, wo man nicht weiß, wer was ist, wodurch man dann schon mal aufpassen muss, mit wem man redet.

Wie wurdest du in das Leben der Zapatisten involviert? Also was hast du getan und beobachtet?’ Getan haben wir recht wenig, da es uns eigentlich verboten war aktiv zu werden, falls dies eine Person oder Gruppe von Personen bevorzugen würde. Ich war als neutraler Beobachter im Einsatz und dies hatte es mir verboten zu arbeiten im eigentlichen Sinne, falls dies nicht für das Wohl der Gemeinschaft bestimmt ist. Allein das Dasein internationaler Beobachter reicht meist schon aus, um Konflikte zu verhindern. So verbrachten wir die Zeit größten Teils mit schlafen, lesen, kochen und mit den Kindern spielen.

Wie sieht die Realität und der Alltag der Zapatisten heute aus? (Sind sie “erfolgreich”, also erreichen sie ihre Ziele?)’ Der Alltag der Zapatisten ist durch extrem psychischen Druck bestimmt. Der größte Teil des mexikanischen Militärs ist in dieser kleiner Region stationiert. Dazu kommen noch etliche paramilitärische Gruppierungen, die Druck auf das Leben der Zapatisten ausüben. Erfolgreich in dem Sinne, dass sie ihre Autonomität ausbauen, sind sie, ja. Sie sind dabei, ihre Ziele, wie zum Beispiel das Recht auf Bildung, Gesundheit und Nahrung zu erreichen, zu verwirklichen. Schulen wurden errichtet, Kliniken wurden oder werden gerade gebaut. Alles autonom. Die Großgrundbesitzer haben sie 1994 während des Aufstandes vertrieben und das Land wird jetzt kollektiv bewirtschaftet. Ihr Grundziel ist und bleibt ein Leben in Würde.

Welche Beziehung herrscht zwischen den Zapatisten und der Regierung, sowie zwischen den Zapatisten und der Bevölkerung? Was im Chiapas vonstatten geht, ist ein Krieg von niederer Intensität. Das heißt, es ist kein offener Krieg, sondern ein psychologischer. Wie bereits erwähnt: Der größte Teil des mexikanischen Militärs ist dort stationiert. Zwei Zivilpersonen kommen auf einen Soldaten. Dabei werden Paramilitärs noch indirekt vom Staat unterstützt. Eine Lösung ist in absehbarer Zukunft nicht abzusehen. Im Gegenteil: es sieht wieder nach Krieg aus . Die Bevölkerung ist gespalten zwischen regierungstreuen Leuten, Leuten, die sich nicht dafür interessieren, und Sympathisanten der Zapatistas, welche nicht zu unterschätzen sind.

Filed under: Queesch Nr. 19,Social — Queesch - 12:33

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Der große Häuptling in Washington sendet Nachricht, dass er unser Land zu kaufen wünscht.

Der große Häuptling sendet uns auch Worte der Freundschaft und des guten Willens. Das ist freundlich von ihm, denn wir wissen, er bedarf unserer Freundschaft nicht.

Aber wir werden sein Angebot bedenken, denn wir wissen – wenn wir nicht verkaufen -

kommt vielleicht der weiße Mann mit Gewehren und nimmt sich unser Land. Wie kann man den Himmel kaufen oder verkaufen – oder die Wärme der Erde? Diese Vorstellung ist uns fremd. Wenn wir die Frische der Luft und das Glitzern des Wassers nicht besitzen – wie könnt Ihr sie von und kaufen? Wir werden unsere Entscheidung treffen.

Was Häuptling Seattle sagt, darauf kann sich der große Häuptling in Washington verlassen, so sicher wie sich unser weißer Bruder auf die Wiederkehr der Jahreszeiten verlassen kann.

Meine Worte sind wie die Sterne, sie gehen nicht unter.

Jeder Teil dieser Erde ist meinem Volk heilig, jede glitzernde Tannennadel, jeder sandige Strand, jeder Nebel in den dunklen Wäldern, jede Lichtung, jedes summende Insekt ist heilig, in den Gedanken und Erfahrungen meines Volkes. Der Saft, der in den Bäumen steigt, trägt die Erinnerung des roten Mannes.

Die Toten der Weißen vergessen das Land ihrer Geburt, wenn sie fortgehen, um unter den Sternen zu wandeln.

Unsere Toten vergessen diese wunderbare Erde nie, denn sie ist des roten Mannes Mutter. Wir sind ein Teil der Erde, und sie ist ein Teil von uns. Die duftenden Blumen sind unsere Schwestern, die Rehe, das Pferd, der große Adler – sind unsere Brüder. Die felsigen Höhen, die saftigen Wiesen, die Körperwärme des Ponys – und des Menschen – sie alle gehören zur gleichen Familie.

Wenn also der große Häuptling in Washington uns Nachricht sendet, dass er unser Land zu kaufen gedenkt – so verlangt er viel von uns.

Der große Häuptling teilt uns mit, dass er uns einen Platz gibt, wo wir angenehm und für uns leben können. Er wird unser Vater und wir werden seine Kinder sein. Aber kann das jemals sein? Gott liebt Euer Volk und hat seine roten Kinder verlassen. Er schickt Maschinen, um dem weißen Mann bei seiner Arbeit zu helfen, und baut große Dörfer für ihn. Er macht Euer Volk stärker, Tag für Tag. Bald werdet Ihr das Land überfluten wie die Flüsse, die die Schluchten hinabstürzen nach einem unerwarteten Regen.

Mein Volk ist wie eine ablaufende Flut – aber ohne Wiederkehr. Nein, wir sind verschiedene Rassen. Unsere Kinder spielen nicht zusammen, und unsere Alten erzählen nicht die gleichen Geschichten. Gott ist Euch gut gesinnt, und wir sind Waisen. Wir werden Euer Angebot, unser Land zu kaufen, bedenken. Das wird nicht leicht sein, denn dieses Land ist uns heilig. Wir erfreuen uns an diesen Wäldern. Ich weiß nicht – unsere Art ist anders als die Eure. Glänzendes Wasser, das sich in Bächen und Flüssen bewegt, ist nicht nur Wasser – sondern das Blut unserer Vorfahren. Wenn wir Euch das Land verkaufen, müsst Ihr wissen, dass es heilig

ist, und Eure Kinder lehren, dass es heilig ist und dass jede flüchtige Spiegelung im  klaren Wasser der Seen von Ereignissen und Überlieferungen aus dem Leben meines Volkes erzählt. Das Murmeln des Wassers ist die Stimme meiner Vorväter. Die Flüsse sind unsere Brüder – sie stillen unseren Durst. Die Flüsse tragen unsere Kanus und nähren unsere Kinder. Wenn wir unser Land verkaufen, so müsst Ihr Euch daran erinnern und Eure Kinder lehren: die Flüsse sind unsere Brüder – und Eure -, und Ihr müsst von nun an den Flüssen Eure Güte geben, so wie jedem anderen Bruder auch. Der rote Mann zog sich immer zurück vor dem eindringenden weißen Mann – so wie der Frühnebel in den Bergen vor der Morgensonne weicht. Aber die Asche unserer Väter ist heilig, ihre Gräber sind geweihter Boden, und so sind diese Hügel, diese Bäume, dieser Teil der Erde uns geweiht. Wir wissen, dass der weiße Mann

unsere Art nicht versteht. Ein Teil des Landes ist ihm gleich jedem anderen, denn er ist ein Fremder, der kommt in der Nacht und nimmt von der Erde, was immer er braucht. Die Erde ist sein Bruder nicht, sondern Feind, und wenn er sie erobert hat, schreitet er weiter. Er lässt die Gräber seiner Väter zurück – und kümmert sich nicht. Er stiehlt die Erde von seinen Kindern – und kümmert sich nicht. Seiner Väter Gräber und seiner Kinder Geburtsrecht sind vergessen. Er behandelt seine Mutter, die Erde, und seinen Bruder, den Himmel, wie Dinge zum Kaufen und Plündern, zum Verkaufen wie Schafe oder glänzende Perlen. Sein Hunger wird die Erde verschlingen und nichts zurücklassen als eine Wüste. Ich weiß nicht – unsere Art ist anders als die Eure. Der Anblick Eurer Städte schmerzt die Augen des roten Mannes. Vielleicht, weil der rote Mann ein Wilder ist und nicht versteht.

Es gibt keine Stille in den Städten der Weißen. Keinen Ort, um das Entfalten der Blätter im Frühling zu hören oder das Summen der Insekten.

Aber vielleicht nur deshalb, weil ich ein Wilder bin und nicht verstehe. Das Geklappere

scheint unsere Ohren nur zu beleidigen. Was gibt es schon im Leben, wenn man nicht den einsamen Schrei des Ziegenmelkervogels hören kann, oder das Gestreite der Frösche am Teich bei Nacht? Ich bin ein roter Mann und verstehe das nicht. Der Indianer mag das sanfte

Geräusch des Windes, der über eine Teichfläche streicht – und den Geruch des Windes, gereinigt vom Mittagsregen oder schwer vom Duft der Kiefern. Die Luft ist kostbar für den roten Mann – denn alle Dinge teilen denselben Atem – das Tier, der Baum, der Mensch – sie alle teilen denselben Atem. Der weiße Mann scheint die Luft, die er atmet, nicht zu bemerken; wie ein Mann, der seit vielen Tagen stirbt, ist er abgestumpft gegen den Gestank. Aber wenn wir Euch unser Land verkaufen, dürft Ihr nicht vergessen, dass die Luft uns kostbar ist – dass die Luft ihren Geist teilt mit all dem Leben, das sie enthält. Der Wind gab unseren Vätern den ersten Atem und empfängt ihren letzten. Und er Wind muss auch unseren Kindern den Lebensgeist geben. Und wenn wir euch unser Land verkaufen, so must Ihr es als ein besonderes und geweihtes schätzen, als einen Ort, wo auch der weiße Mann spürt, dass der Wind süß duftet von den Wiesenblumen. Das Ansinnen, unser Land zu kaufen, werden wir bedenken, und wenn wir uns entschließen anzunehmen, so nur unter einer Bedingung. Der weiße Mann muss die Tiere des Landes behandeln wie seine Brüder.

Ich bin ein Wilder und verstehe es nicht anders. Ich habe tausend verrottende Büffel gesehen, vom weißen Mann zurückgelassen – erschossen aus einemvorüberfahrenden Zug.

Ich bin ein Wilder und kann nicht verstehen, wie das qualmende Eisenpferd wichtiger sein soll als der Büffel, den wir nur töten, um am Leben zu bleiben. Was ist der Mensch ohne die Tiere? Wären alle Tiere fort, so stürbe der Mensch an großer Einsamkeit des Geistes. Was immer den Tieren geschieht – geschieht bald auch den Menschen. Alle Dinge sind miteinander verbunden.

Was die Erde befällt, befällt auch die Söhne der Erde. Ihr must Eure

Kinder lehren, dass der Boden unter ihren Füßen die Asche unserer

Großväter ist. Damit sie das Land achten, erzählt ihnen, dass die Erde erfüllt ist von den Seelen unserer Vorfahren. Lehrt Eure Kinder, was wir unser Kinder lehren: Die Erde ist unsere Mutter. Was die Erde befällt, befällt auch die Söhne der Erde. Wenn Menschen auf die Erde spucken, bespeien sie sich selbst. Denn das wissen wir, die Erde gehört nicht den

Menschen, der Mensch gehört zur Erde – das wissen wir.

Alles ist miteinander verbunden, wie das Blut, das eine Familie vereint. Alles ist verbunden.

Was die Erde befällt, befällt auch die Söhne der Erde. Der Mensch schuf nicht das Gewebe des Lebens, er ist darin nur eine Faser. Was immer Ihr dem Gewebe antut, das tut Ihr Euch selber an. Nein, Tag und Nacht können nicht zusammenleben. Unsere Toten leben fort in den süßen Flüssen der Erde, kehrenwieder mit des Frühlings leisem Schritt, und es ist ihre Seele im Wind, der die Oberfläche der Teiche kräuselt. Das Ansinnen des weißen Mannes, unser Land zu kaufen, werden wir bedenken.

Aber mein Volk fragt, was denn will der weiße Mann? Wie kann man den Himmel oder die Wärme der Erde kaufen – oder die Schnelligkeit der Antilope? Wie können wir Euch diese Dinge verkaufen – und wie könnt Ihr sie kaufen? Könnt Ihr denn mit der Erde tun, was Ihr wollt – nur weil der rote Mann ein Stück Papier unterzeichnet – und es dem weißen Mann gibt? Wenn wir nicht die Frische der Luft und das Glitzern des Wassers besitzen – wie könnt Ihr sie von uns kaufen? Könnt Ihr die Büffel zurückkaufen, wenn der letzte getötet ist?

Wir werden Euer Angebot bedenken. Wir wissen, wenn wir nicht verkaufen, kommt

wahrscheinlich der weiße Mann mit Waffen und nimmt sich unser Land. Aber wir sind Wilde. Der weiße Mann, vorübergehend im Besitz der Macht, glaubt, er sei schon Gott – dem die Erde gehört. Wie kann ein Mensch seine Mutter besitzen? Wir werden Euer Angebot, unser Land zu kaufen, bedenken, Tag und Nacht können nicht zusammenleben – wir werden Euer Angebot bedenken, in das Reservat zu gehen. Wir warden abseits und in Frieden leben. Es ist unwichtig, wo wir den Rest unserer Tage verbringen. Unsere Kinder sahen ihre Väter gedemütigt und besiegt. Unsere Krieger wurden beschämt. Nach Niederlagen verbringen sie ihre Tage mäßig – vergiften ihren Körper mit süßer Speise und starkem Trunk. Es ist unwichtig, wo wir den Rest unserer Tage verbringen. Es sind nicht mehr viele. Noch

wenige Stunden, ein paar Winter – und kein Kind der großen Stämme, die einst in diesem Land lebten oder jetzt in kleinen Gruppen durch die Wälder streifen, wird mehr übrig sein, um an den Gräbern eines Volkes zu trauern – das einst so stark und voller Hoffnung war wie das Eure. Aber warum soll ich trauern über den Untergang meines Volkes, Völker bestehen aus Menschen – nichts anderem. Menschen kommen und gehen wie die Wellen im Meer. Selbst der weiße Mann, dessen Gott mit ihm wandelt und redet, wie Freund zu Freund, kann der gemeinsamen Bestimmung

nicht entgehen. Vielleicht sind wir doch – Brüder. Wir werden sehen.

Eines wissen wir, was der weiße Mann vielleicht eines Tages erst entdeckt – unser Gott ist derselbe Gott. Ihr denkt vielleicht, dass Ihr ihn besitzt – so wie Ihr unser Land zu besitzen trachtet – aber das könnt Ihr nicht. Er ist der Gott der Menschen – gleichermaßen der Roten und der Weißen. Diese Land ist ihm wertvoll – und die Erde verletzen heißt ihren Schöpfer verachten. Auch die Weißen werden vergehen, eher vielleicht als alle andern Stämme. Fahret fort, Euer Bett zu verseuchen, und eines Nachts werdet Ihr im eigenen Abfall ersticken.

Aber in Eurem Untergang werdet Ihr hell strahlen – angefeuert von der Stärke des Gottes, der Euch in dieses Land brachte – und Euch bestimmte, über dieses Land und den roten Mann zu herrschen. Diese Bestimmung ist uns ein Rätsel. Wenn die Büffel alle geschlachtet sind – die wilden Pferde gezähmt – die heimlichen Winkel des Waldes, schwer vom Geruch vieler Menschen – und der Anblick reifer Hügel geschändet von redenden Drähten – wo ist das Dickicht – fort, wo der Adler – fort, und was bedeutet es, Lebewohl zu sagen dem schnellen Pony und der Jagd: Das Ende des Lebens – und den Beginn des Überlebens. Gott gab Euch Herrschaft über die Tiere, die Wälder und den roten Mann, aus einem besonderen Grund – doch dieser Grund ist uns ein Rätsel. Vielleicht könnten wir es verstehen, wenn wir wüssten, wovon der weiße Mann träumt – welche Hoffnungen er seinen Kindern an langen Winterabenden schildert – und welche Visionen er in ihre Vorstellungen brennt, so dass sie sich nach einem Morgen sehnen. Aber wir sind Wilde – die Träume des weißen Mannes sind uns verborgen. Und weil sie uns verborgen sind, werden wir unsere eigenen Wege gehen. Denn vor allem schätzen wir das Recht eines jeden Menschen, so zu leben, wie er selbst es wünscht – gleich wie verschieden von seinen Brüdern er ist. Das ist nicht viel, was uns verbindet. Wir werden Euer Angebot bedenken. Wenn wir zustimmen, so nur, um das Reservat zu sichern, das ihr versprochen habt. Dort vielleicht können wir unsere kurzen Tage auf unsere Weise verbringen. Wenn der letzte rote Mann von dieser Erde gewichen ist und sein Gedächtnis nur noch der

Schatten einer Wolke über der Prärie, wird immer noch der Geist meiner Väter in diesen Ufern und diesen Wäldern lebendig sein. Denn sie liebten diese Erde, wie das Neugeborene den Herzschlag seiner Mutter. Wenn wir Euch unser Land verkaufen, liebt es, so wie wir es liebten, kümmert Euch, so wie wir uns kümmerten, behaltet die Erinnerung an das Land, so wie es ist, wenn Ihr es nehmt. Und mit all Eurer Stärke, Eurem Geist, Eurem Herzen, erhaltet es für Eure Kinder und liebt es – so wie Gott uns alle liebt. Denn eines wissen wir – unser Gott ist derselbe Gott. Diese Erde ist ihm heilig. Selbst der weiße Mann kann der gemeinsamen Bestimmung nicht entgehen. Vielleicht sind wir doch – Brüder. Wir werden sehen.

Seattle, Häuptling der Suquamish

März 1854

Filed under: Queesch Nr. 19 — Queesch - 12:10

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Canada = Pacific = on an ocean named for Peace

Canada

How the environmental movment was (re)born in 1969

In 1969 in Vancouver hippies and revolutionaries mixed gleefully in the redbrick coffee houses of Gastown, and in the rainbow-painted organic juice bars of tree-lined Kitsilano near the University of British Columbia. ‘Revolutions,’ says Hunter, ‘start at the outer fringes of the empire, in this case the American Empire.’ When the U.S. announced that summer that they were going to test a 1.2 megaton nuclear bomb on the Aleutian Island of Amchitka, Vancouver peaceniks, love children, American draft dodgers, and Marxist revolutionaries began to agitate.

In September 1969 Hunter warned in his newspaper column of ‘a distinct danger that the tests might set in motion earthquakes and tidal waves which could sweep from one end of the Pacific to the other.’ This

image of the tidal wave captured the imagination of Canadians opposed to the U.S. bomb test.

Three decades later Hunter recalls ‘In Vancouver at that time there was a

convergence of hippies, draft dodgers, Tibetan monks, seadogs, artists, radical ecologists, rebel journalists, Quakers, and expatriate Yanks in the one major city that happened to be closest to Amchitka Island, where the U.S. wanted to explode a bomb. Greenpeace was born of all of this.’

Vancouver lawyer Hamish Bruce read Hunter’s columns and called the reporter. Bruce wanted to start an organization called the ‘Green Panthers.’ Hunter and Bruce became fast friends. They plotted to establish the Green Panthers as the ecological equivalent of the Black

Panthers, whose leader, Fred Hampton, Hunter had interviewed in Chicago. ‘Our idea,’ says Bruce today, ‘was that ecology was the sleeping giant, the issue that was ultimately going to rock the world.’

ô

At that time, Hunter was writing his third book, Storming of the Mind, about the ‘new holistic consciousness,’ in which he declares ‘In ecology we see the new consciousness finding its roots.’ Hunter predicted that continued environmental deterioration would lead to the rise of ‘the

Green Panthers or their equivalent,’ and he advocated ‘the hoisting of the green flag.’ On October 2, when the U.S. detonated the bomb at Amchitka, a mob from Vancouver stormed the U.S. border, closing it to traffic for two hours. A banner placed at the border crossing read: ‘Don’t Make a Wave’ in reference to the potential tidal wave. In January 1970

the protestors moved to the U.S. Embassy and ‘liberated’ Granville Street in downtown Vancouver. The seeds of Greenpeace were in these crowds.

Hippies on bicycles milled among the antibomb protestors, stopping cars and delivering speeches about ecology. Among the protestors was freelance journalist Ben Metcalfe, who had a radio program on the CBC. Metcalfe, on his own initiative, had placed 12 billboard signs in Vancouver that read:

Ecology Look it up. You’re involved.

Read the whole story about the combat on nuke tests and whaling. Google « Waves of compassion » or go www.greenpeace.org

Filed under: Environment,Queesch Nr. 19 — Queesch - 12:08

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« L’Amerique latine n’est pas  le continent le plus pauvre, mais peut-etre bien le plus injuste»

Selon la Banque mondiale, 44% de la population du sous-continent vit dans la pauvreté. Le nombre de Latino-américains vivant dans l’extrême pauvreté,

c’est-à-dire, avec moins de deux dollars par jour, est passé de 99 millions en 1981 à 128 millions en 2001. Les taux de pauvreté augmentent depuis plus de trois décennies et plus de 50 % des pays de la région éprouveront des difficultés à atteindre le premier OMD d’ici la date prévue.2

L’Amérique latine se caractérise par de fortes asymétries de développement : elle est le continent ou les inégalités sont les plus marquées au monde. Pour l’Amérique latine, le coefficient Gini (0 = égalité parfaite), s’établit à 51,7%, contre une moyenne mondiale de 40. Alors que les 10% les plus pauvres doivent se contenter de 1,6%, les dix pour cent les plus riches absorbent 48% du revenu de la région !3Il est également important de noter que l’inégalité n’est pas seulement celle des revenus mais aussi

celles des terres. Au Venezuela, avant le début de la réforme agraire en 2002, 5% de la population possédaient 80% des terres privées.4 De plus, ces inégalités sont perceptibles à plusieurs niveaux : entre pays, à l’intérieur des pays et à l’intérieur des grandes villes. Le phénomène de concentration, et par conséquent aussi d’exclusion, se reproduit à chaque niveau : les activités économiques les plus performantes se concentrent dans certains pays, dans certaines régions d’un même pays et dans

certaines zones d’une même agglomération.

Une inégalité de longue date

Alors que l’on constate que les inégalités sont plus grandes dans le monde qu’il y a dix ans, notamment grâce à la mondialisation et aux politiques néolibérales qui ont réussi à renforcer partout les inégalités économiques, sociales et spatiales, les inégalités en Amérique latine existent depuis l’ère de la colonisation. En effet, les clivages ethnicoculturels très importants que l’on constate à travers toute l’Amérique latine est l’héritage d’une colonisation qui a durée plus de 300 ans. Ainsi, pauvreté et inégalité sont souvent liées à l’ethnicité. Les groupes indigènes étaient exploités par les

colonisateurs, la plupart du temps relégués au statut d’esclave. Aujourd’hui, les groupes indigènes continuent à appartenir aux classes sociales les plus

pauvres. En Equateur, 57% des enfants indigènes âgés de 15 à 18 ans fréquentent une école contre 73% des enfants non indigènes. En 2002, en Bolivie, 31%

des enfants indigènes de 9 à 11 ans étaient au travail, contre 8% des enfants non indigènes. Au Brésil, ce sont les enfants des esclaves importés de l’Afrique

qui peuplent les favelas. Ces tendances sont en train de changer progressivement. Ainsi, nous assistons ces dernières années au « réveil indien » en Equateur et en Bolivie qui a débouché, entre autres, à la reconnaissance constitutionnelle du caractère pluriculturel du pays. 5

Inégale entre pays

La région se caractérise par de très forts écarts de niveau de vie. Ces écarts sont perceptibles à plusieurs niveaux : C’est ainsi que les taux de revenus peuvent

varier de manière importante d’un pays à l’autre. Les disparités sont frappantes : selon le dernier rapport du PNUD, le Mexique se classe en premier rang des pays latino avec 10 751 dollars, la Bolivie en touche 2 819 et Haïti 1 663. De manière très générale, les

zones de pauvreté se situent principalement en Amérique centrale et dans la région andine.

Inégale au sein des pays mêmes

Au sein même des pays latino, on retrouve de grandes inégalités. Ainsi, malgré le doublement du PIB au Mexique en 10 ans, économie dynamisée par l’ALENA, le niveau de pauvreté n’a pas baissé particulièrement. Les richesses restent concentrées le long de la frontière avec les USA. En 2003, dans la capitale du pays, le revenu par habitant est de 22 000 dollars, soit du niveau de la Grève ou du Portugal. Or,

le revenu par habitant au Chiapas est 6 fois moins élevé, c’est-à-dire de 3 360 dollars.

Le Brésil est un autre cas de figure type : le PIB par habitant des Etats les plus pauvres représente un5 dixième de celui des Etats les plus riches. Ainsi, « le triangle Sao Paulo Belo Horizonte-Brasilia est comparé à une Belgique enclavée au milieu de l’Inde »6. Au niveau national, 10% des plus riches concentrent 46% du revenu total des ménages et ce pourcentage ne cesse de croître…

Inégale au sein des villes

En Amérique latine, on a observé ces vingt dernières années une croissance spectaculaire de la pauvreté urbaine. Sur un total de 221 millions de pauvres, 66%

vivraient en ville7. Ces chiffres montrent clairement que l’on assiste bel et bien à un processus d’urbanisation de la pauvreté. Le phénomène d’exclusion et d’inégalité est

particulièrement grave dans les villes latinoaméricaines. Ce phénomène, aggravé par le phénomène de mondialisation et des politiques néolibérales, ont fortement accentué les contrastes entre les groupes sociaux urbains. Alors que certains vivent dans des enclaves où dominent richesse et opulence, de vastes couches populaires sont obligées de vivre dans des logements de fortune sans le moindre accès à des services publics de qualité. Plus que jamais, les villes en Amérique latine sont le miroir d’un continent balafré par une forte fragmentation sociale. Les villes latino-américaines, selon le niveau et le degré de développement du pays en question, se sont toujours caractérisées par d’excellentes conditions de vie pour les classes sociales à hauts revenus, des niveaux de confort acceptables pour les classes moyennes et des situations de précarité et de misère pour un majorité issue principalement des couches

populaires. Mais, même si l’on peut dire que les inégalités sociales ont toujours été des éléments constitutifs des sociétés et des villes latinoaméricaines, reste que ces inégalités se sont renforcées et ont pris de nouvelles formes au cours des dernières décennies. Plus que jamais, l’espace urbain reflète la polarisation sociale qui existe dans ces sociétés, et celle-ci contribue en retour à engendrer un contexte propice au développement de l’insécurité et de la délinquance qui atteignent aujourd’hui des sommets. Les conditions sont propices à l’augmentation de la violence et de l’insécurité.

Exclusion sociale et marginalité

Urbaine

La notion d’exclusion sociale a été reprise récemment par la sociologie urbaine française pour ensuite être intégrée aux politiques sociales de l’Union européenne dans le but affiché d’améliorer la cohésion sociale en Europe. Actuellement, la notion

d’exclusion renvoie surtout au chômage de longue durée, au manque de stabilité, à la flexibilité et à la dégradation des conditions de travail en ville, à la carence et aux déficits d’accès au logement, à l’apparition de nouvelles formes de pauvreté chez les

immigrés, les femmes et les jeunes, et, enfin, plus généralement, aux processus qui caractérisent la crise de l’État providence et des systèmes de sécurité sociale (Rosanvallon, 1995).

Les dimensions ou les domaines qui exigent une opérationnalisation du concept d’exclusion sociale sont entre autres : les difficultés d’accès à l’emploi, au crédit, aux services sociaux, à la justice ou à l’éducation ; l’isolement, la ségrégation territoriale,

les carences ou la mauvaise qualité des logements et des services publics dans les quartiers populaires ; la discrimination que subissent les femmes au travail et

en dehors ; les discriminations politiques, institutionnelles ou ethnico-linguistiques que

rencontrent certains groupes sociaux. Autrement dit, la notion d’exclusion sociale est liée aux processus et aux pratiques de sociétés complexes ; et plus largement, elle renvoie aux « facteurs de risque social » auxquels sont confrontés certains groupes (immigrés, paysans, femmes, indigènes, handicapés) dans un contexte caractérisé

par l’affaiblissement des ciments de la société salariale et des régimes de sécurité sociale. De plus en plus, cette situation touche également l’ensemble des travailleurs au-delà de ces groupes particuliers d’exclus (Castell, 1995). L’apport principal de cette perspective est de montrer qu’il s’agit là d’un phénomène inséparable du « politique » : « l’exclusion sociale ne peut se présenter comme une fatalité dans le destin d’une société, puisqu’elle peut être appréhendée à partir des valeurs, de l’action collective, de la pratique institutionnelle et des politiques publiques ». Et d’insister sur le fait qu’à côté d’une précarisation croissante dans le domaine social et du travail, on assiste à l’affaiblissement croissant des administrations publiques, qui ne sont plus en mesure

d’apporter des réponses appropriées à des demandes toujours plus hétérogènes et fragmentées. Celles-ci ne peuvent être satisfaites que par des formes de gestion

qui répondent avec flexibilité à la problématique envisagée.

Nadine

3Managua, Nicaragua. Photos by cromacom / flickr (cc)

Ricardo Lagos, ex-président du Chili, prédécesseur de Michelle Bachelet
Latin America and the Caribbean, PNUD, 2004
A Gauche-l’Amérique latine ?, Jean-Paul MARTHOZ, GRIP, 2007
“Clash of Hope and Fear as Venezuela seizes land”, Simon ROMERO, the New York Times, 17 Mai 2007.
6«Atlas de l’Amérique latine », Olivier Dabène, Autrement, 2006
Cepal (2004),
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