Documentaire de Julie Bridgham
Projection au Centre culturel Edward Steichen
le vendredi 07 mai 2010 à 19h30
Salle Family of Man
2, rue de Bettembourg
L-3324 Bivange (commune de Roeser)
Veuillez réserver vos places au téléphone 47 21 55 ou bien par email à aeilux@pt.lu.
L’entrée est gratuite.
NepaliMed (www.nepalimed.lu) fera une introduction pour donner un cadre à la situation actuelle au Népal ainsi qu’au moment du tournage du film. AEI et NepaliMed seront à votre disposition pour d’éventuelles questions et pour des discussions informelles autour d’un verre.
Julie Bridgham a été réalisatrice et coproductrice de documentaires pour la BBC et Discovery Channel. Au cours des six dernières années, elle a vécu des séjours de plus en plus longs au Népal, où elle a produit de nombreux documentaires, dont plusieurs pour les Nations Unies.
On retiendra le film Indentured Daughters sur les filles népalaises envoyées par leurs parents faire des travaux qui les réduisent à la condition d’esclave; les films Hope in the Himalayas et Children of Hope au profit de la fondation népalaise « Youth Opportunity ».
En 2008, Julie Bridgham a reçu le prix Nestor Almendros pour son courage et son engagement à produire des films défendant les droits humains, dont le documentaire The Sari Soldiers.
En 2001, après le massacre de la famille royale par le prince héritier, le Népal se retrouve aux mains de Gyanendra, le frère du roi tué, qui, en 2005, dissout le gouvernement, instaure la dictature en provoquant le mécontentement de la population. La guerre civile, commencée en 1996, prend de l’ampleur: les maoïstes réclament avec plus de force le départ du roi et l’instauration d’une république populaire du Népal. En avril 2008, eurent lieu les premières élections démocratiques en neuf ans.
De 2005 à 2008, la réalisatrice Julie Bridgham a suivi six Népalaises qui, chacune à sa façon, luttaient pour la justice.
Le documentaire raconte l’histoire de ces six femmes dans un contexte politique de guerre civile croissante contre les insurgés maoïstes, dans un climat dictatorial entretenu par le pouvoir royal, malgré les promesses du roi d’appliquer les libertés civiles.
Une de ces femmes est Devi, la mère d’un enfant de 15 ans. Elle témoigne des tortures subies par sa nièce et de son exécution, perpétrée par l’armée royale népalaise. Elle dénonce publiquement ces atrocités. L’armée enlève sa fille en représailles.
Devi recherche sa fille parmi les huit cents personnes « disparues » au cours de la dictature. Elle entame un combat de trois ans pour dévoiler le sort de sa fille et pour réclamer que justice soit faite.
Le film suit Devi ainsi que ces cinq autres femmes courageuses: Kranti, commandant en chef maoïste; Rajani, officier dans l’armée royale népalaise; Krishna, une monarchiste venue d’une communauté rurale qui conduit une rébellion contre les maoïstes; Mandira, une avocate des droits humains; Ram Kumari, une jeune étudiante et militante pour la démocratie.
The Sari Soldiers donne un nouveau sens aux mots courage et persévérance et il démontre avec beaucoup d’humanisme que, dans une guerre civile, il n’y a ni gagnants ni perdants, il n’y a que des victimes.
Source: http://www.aei-ong.lu/index.php?id_article=386
