Banques de femmes

La Banque du Développement des Femmes a été crée par le Président de la Republique, Hugo Chavez Frias, le 8 Mars 2001. Maria Leon (Présidente de l’Institute National des Femmes) a presenté ce projet au Président dans l’année 1999, pour que le gouvernement considéra l’établissement d’une instance qui pourrait donner au femmes l’accès au crédit, comme un mécanisme de réduction de la pauvreté. Premièrement, on a crée la Banque du Peuple Souverain, mais ensuite, peut-être grâce d’avoir fait connaissance des éxperiences de Mohammad Yunnus et Grammen Banque de Bangladesh, le Président a pris la décision de créer cette banque. Il a designé immediatement Nora Castaneda comme directrice de la banque. Nora est une économiste qui a lutté pour les droits des femmes pendant toute sa vie. Elle a participé aussi à plusieurs luttes sociales et politiques du pays, qui lui ont permis d’avoir une perspective plus large des caractéristiques que devrait avoir cette banque. Nora s’est entourée aussi d’une équipe de gens et institutions qui, plus au moins, ont partagé la même vision. Tous ça a permis à donner à cette banque toute une série de caractéristiques et de critères qui font de cette banque une banque différente.

Les crédits sont destinés aux femmes les plus pauvres du pays, celles qui manquent des instruments necessaires pour remplir les exigences des banques commerciales. Les conditions de nôtre banque sont minimes, de sorte que les femmes qui n’ont pas de propriétés et même celles qui sont analphabètes, peuvent obtenir l’accès au crédits afin de s’insérer dans l’économie sociale, populaire et solidaire. L’autre élement qui fait de cette banque une banque différente, c’est que c’est une banque qui est investie dans la création d’une économie populaire et solidaire. C’est pour ca que nous n’accordons pas des crédits individuels, parce qu’il s’agit d’une perspective d’économie solidaire et coopérative et pas d’une vision individualiste. En plus, c’est une banque où on assiste aux femmes dans leurs communautés. Une équipe des promoteurs de la banque visite les communautés au sein desquelles ils developpent avec les femmes une série d’ateliers très simples. C’est un autre élément qui fait que la pratique de cette banque est différente. A travers ces ateliers simples on construit, à partir des connaissances que ces femme possèdent déjà, une représentaton des changements qu’on veut avoir dans le pays. On part d’une réflection sur les conditions d’être une femme pauvre, qu’est que cela signifie. Ca leur permet de réflechir sur leurs potentialités et leurs faiblesses. D’autre part, on réflechit aussi à quel type de population elles vont vendre les produits venants de leur activités économiques. Dans le même atelier les femmes sont sensibilisé aussi sur la question: pourquoi produire? Il ne s’agit pas d’une idéologie capitaliste visant à augmenter le capital, mais d’une production qui permet, bien sûr,d’ améliorer leur qualité de vie, mais qui permet aussi de couvrir les necessités de la population.

C’est une banque qui n’a pas comme but l’augmentation du capital, mais l’investissement social, et ça aussi fait d’elle une banque différente. L’investissement compris comme promotion des droits économiques, c’est à dire, le droit au travail, le droit à la participation dans la construction de ce nouvel pays, de cette nouvelle société. Le but est aussi de rendre effectif le droit à l’education, et vise à promouvoir l’incorporation de ces femmes au processus de formation à travers des missions éducatives, telles que la mission Robinson, la mission Ribas et la mission Sucre (éducation superiéure).

En parlant de notre succès, je ne veux pas faire référence seulement à nos contributions et à la stimulation de la création de cette nouvelle économie solidaire et populaire. Avec d’autres institutions publiques microfinancières, on met en place des précedents dans le dévelopment progressif de la nouvelle économie. L’autre succéss de la banque est aussi la création des réseaus populaires de nos utilisatrices. Jusqu’à ce moment-là, elles ont creés 132 réseaus populaires au niveau des municipalités. D’autre part, le succéss se manifest aussi par l’amélioration de la qualité de vie de ces femmes. Par exemple, cette anneé, le montant de crédits qui est accordés au coopératives ordinaires, est de 30 millions bolivaires (15 milles dollars). Jusqu’à aujourd’hui, nous avons formé 135 258 femmes et hommes tout en leur permettant de developper certains capacités. Nous avons creé un travaill direct et indirect pour 1 million 926 milles 30 personnes. Nous avons généré 128 402 d’emplois directs, 256 804 indirects, ce qui fait un total de 385 206 d’emplois qui sont arrivés directement et indirectement à 1 million 926 milles 30 personnes.

Le processus de transformation de la conscience est un processus de longue dureé. Essaier de mettre fin à la vision capitaliste de la production est aussi un processus lent. Cependant, les utilisatrices de la banque, peu à peu, à travers des processus de réflexion et d’évaluation qu’elles développent constamment, sont arriveés à mettre fin à la vision capitaliste jusqu’au point que maintenant, quand on leur explique les critères avec lesquels travaille la banque, elles ne font plus de résistance à l’ideé de s’organiser, soit dans une Unité Associeé Productive, soit dans une coopérative. Ainsi il y a maintenant une plus grande compréhension pour la nécessité de s’organiser, laquelle a été aussi inluencé par les discours de Chavez. Ca ne veux pas dire que la vision capitaliste ait disparu. C’est toujours la vision dominante dans notre société. Cependant, il y a une plus grande compréhension concernant l’importance de s’organiser pas seulement pour la production, mais aussi pour apporter d’autres changements necessaires à la communauté.

Filed under: Queesch Nr. 19 — Queesch - January 1, 2009 12:39 pm

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